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No more SNS! La fin des réseaux sociaux ?

Ceci est le petit billet d’une révolutionnaire en pyjama, propulsé grâce à l’Internet (assurément) et aux réseaux sociaux (peut-être).

SNS : Social Networking Service – réseaux sociaux, et autres technologies permettant le regroupement d’individus autour de quelque centre d’intérêt. Par exemple : l’emplacement exact de l’espace vortex.

Mikki Forever

Après les résolutions de janvier, la mise au clair de février. Tout en transpiration efficace après notre séance de visualisation sportive – avant de faire les exercices, il faut voir, et bien – une mise au point s’impose. Mais le portable sonne.

L’appel des réseaux sociaux. Le mugissement de tout Internet. Le monde entier tient dans cette chose que l’on appelle “smartphone”, cette nouvelle extension de la main, clique ici et scroll à l’infini. Stop. Aujourd’hui, on débranche. C’est le jour de la procrastination. (Ou ce sera ce week-end, parce que débrancher un mardi, c’est chaud quand même). Bref. Believons.

Les réseaux sociaux et nous : le meilleur et le pire

Avant, on avait juste les textos et les mails, et c’était très bien. Aujourd’hui, on a Insta, Tik tok, Whatsapp, Twitter, Snap, Twitch, et tutti quanti (très chouette expression, vraiment). Ne parlons même pas du dinosaure Facebook. C’est très bien aussi, les SNS. On a vu poper des comptes pour nous faire rire et nous aider à mieux vivre le confinement. Je les ai découverts aux infos, sinon, je n’aurais pas connu leur existence. Tout ce qui fait le buzz passe rarement par les mirettes mikkistes.

Mais faut-il pour autant pilonner les réseaux sociaux ? La vie sans Internet, c’était comment ? Les applis, c’est quand même bien pratique. L’on peut cependant débrancher, un peu, parfois. Beaucoup d’activités restent accessibles sans Internet (heureusement !) : lire, cuisiner, coudre (j’ai tenté de faire un pull, j’ai obtenu une tente), faire du sport, enlever ses peaux mortes, brosser ses poils de dessous de bras…

Quoiqu’en 2020 – confinement oblige ? – on a pratiqué toutes ces activités version connecté-e-s. On a réappris à se découvrir en profondeur, et les chères applis, étaient là pour immortaliser ces instants forts de notre vie. Mais c’est trop. Ils nous ont envahis. Fallait-il vraiment filmer cette crotte de 2020, enroulée façon cartoon ? Et cette soirée où l’excès de tartiflette te fit vomir jusqu’à ton repas de 2012 ? Et cette danse acrobatique qui, loin d’enflammer Tik tok, t’a fracturé toutes les vertèbres ?

Méditons ceci : “Tout excès nuit”.

Les nouvelles discussions entre potes, au mépris des gestes barrières. ©Ozpa/Max Ezaki – par Tsurutama de Pakutaso.

La dérive du scroll infini

2020, année du confinement, serait-elle aussi celle de la prise de conscience ? On en parle pourtant depuis des années. Les réseaux sociaux, c’est bien, mais il faut gérer. Quand tout ta vie se transforme en live insta, il y a de quoi se posées des questions. Envoyé Spécial, Complément d’enquête, jusqu’au fameux documentaire Netflix “The social dilemma/Derrière nos écrans de fumée”: les docs s’enchaînent, et le monde ouvre les yeux (un peu). Mea culpa des ingénieur-e-s, développeurs/développeuses etc. Elles/eux-mêmes se gardent bien de laisser leurs outils révolutionnaires entre les mains de leur progéniture. L’hyperconnection : non merci.

Déjà trop tard pour les autres, passionné-e-s du scroll infini, qui voient dans l’onglet “lecture automatique”, une formidable alternative à l’effort de la zappette ? Plus besoin de cliquer, la vidéo suivante vient à vous. Quand YouTube prend le contrôle de nos cerveaux, ça fait des ravages. Et de belles grosses cernes sous vos yeux. Deux rondelles de patates et c’est réglé. Tuto beauté gratos. En 2021, Mikki forever generous. Et les rondelles, après, c’est ta dans ta salade de pommes de terre. En 2021, Mikki forever anti-gaspi. C’est forever qui ? Forever me. (J’ai de l’avenir dans la pub. Je sens un truc).

Reprenons le contrôle de notre souris ! Non au scroll infini. Pas plus de 15 minutes par jour sur TOUS tes réseaux sociaux. Allez, 20, le temps de checker tes meilleurs selfies (bien sûr, si c’est pour le boulot, tu as, allez, 30 minutes). Tu peux le faire. Believe.

Toi, après 5 minutes sans ton smartphone. ©Tatsuya Ookawa – par Sushipaku de Pakutaso.
On a dit « believe ». Encore 10 h à tenir. ©Tatsuya Ookawa – par Sushipaku de Pakutaso.

Mais quand même, les réseaux sociaux…

C’est quand bien pratique, ouiiiiii. Pour les loisirs, pour le travail : des carrières émergent, de nouveaux métiers voient le jour. Les réseaux sociaux et la vraie vie se mêlent et s’emmêlent, pour le meilleur, on l’espère. C’est comme le choco. On ne t’a pas dit de casser toute la tablette. Et tous les jours, en plus. Toutes les secondes. Toutes les minutes. Même l’eau en excès, c’est compliqué (et pas que pour ta vessie). Les intraveineuses de fil Insta, ça va bien cinq minutes.

D’aucuns annoncent la fin des réseaux sociaux depuis bien des années. Mais ils sont toujours là. Et ils seront encore là demain. Et d’autres viendront après eux. Après Tik Tok, qui sait quelle invention jaillira dans la tête de Madame innovation ? A nous de prendre garde (personne ne t’oblige à télécharger toutes les nouveautés). A petite dose, oui. En traitement quotidien, non. Reprend le contrôle de tes mains et de tes yeux. Reviens à l’ère du paléolithique. Les blogs, c’est chic.

Images utilisées libres de droits © Modèles : Ozpa , Tatsuya Ookawa, Max Ezaki, Photographes : Sushipaku, Tsurutama Pakutaso.com.

A toi d'jouer !

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