Actu

Seul-e pour le réveillon de Noël ? Je fais quoi !!

S’ambiancer seul-e à plusieurs, c’est possible. Oui oui.

Le cyclone coronavirus accentue leur importance : être ensemble pour les fêtes de fin d’année. Aujourd’hui comme hier, ces célébrations festivo-bourratives n’ont cependant pas la même valeur pour tout le monde. Pour certains, se réunir entre famille et/ou amis est indispensable. Pour d’autres, la présence humaine est une chaleur accessoire : y’a aussi le chauffage (que de cruauté).

Dur, de faire accepter à ses proches que l’on veut rester seul-e pour Noël. La solitude est mal vue. Synonyme de tristesse, elle inspire presque la pitié. On peut le comprendre : l’homme n’est-il pas fait pour vivre en groupe ? La solitude subie est une réelle souffrance. Nous, les gens autour, pouvons apporter notre soutien à ceux qui dont le quotidien solitaire pèse. Le coronavirus et les contraintes qu’il crée a accentué les signes de détresse chez beaucoup. Mais un message, un appel, peuvent déjà apporter beaucoup.

© Matthew Henry / Burst

Seul-e et heureux ?

Propulsés, notamment, grâce aux mouvements body positive et autres “love yourself”, la “solitude positive” fait de plus en plus parler. Si l’on associe souvent solitude et tristesse, on oublie qu’on peut vivre seul-e, et vivre bien. Certaines personnes sont plus à l’aise en solo. Question de caractères, de mode de vie… Mais, difficile de faire accepter cette vision dans un monde super-connecté ! On a pourtant bien besoin de ces bulles de respiration solitaire. Le problème, c’est quand ces bulles mutent en trou noir : c’est la solitude subie, celle qui fait mal et qui rend invisible. Le combat, ici, c’est d’apprendre à être heureux avec soi. Facile à dire, quand le compte en banque crie famine. Quand le travail s’enfuit, quand les amis ne répondent plus, quand la famille est en crise, quand le lendemain s’écrit en pointillés.

Essayons, néanmoins. Avec les échardes de la vie. Essayons de faire un pas aujourd’hui, l’autre plus tard. Je crois qu’il y a toujours un centième jour. Les jours heureux ne sont pas terminés.

Seul-e avec soi

Et si les solitaires étaient les nouveaux rebelles ? Ceux qui revendiquent le bonheur d’être seul-e avec soi nagent à contre-courant. On leur colle sur le dos des adjectifs peu flatteurs : ils serait égoïstes, égocentriques, froids, peu empathiques, mous… C’est oublier que la solitude – et la solitude bien vécue, entendons-nous bien – permet le renouveau intérieur. On va au plus près de soi. On se reconnecte à l’essentiel. Par ici, les pensées positives. C’est physique, et dynamique ! Les solitaires bouillonnent de créativité et d’idées. Et le fait qu’ils aiment se retrouver seuls ne les transforme pas en ermites, loin de là !!

© Ookawa san – par Sushipaku / Pakutaso

C’est ce “bien avec soi” qui permettra de mieux vivre le réveillon de Noël. Encore faut-il identifier quel sens on leur donne…

Seul-e à plusieurs

En étant bien avec soi, on est souvent mieux avec les autres. On peut aussi ne pas être au top de la forme, et pourtant, aller vers l’autre. « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » : c’est vrai ! (Un petit virement bancaire sympathique ne fait pas de mal non plus, hein).

Pour beaucoup, les fêtes sont l’occasion d’être encore plus solidaires. Aller vers ceux pour qui la solitude est un fardeau ; aider ceux qui souffrent, qui n’auront peut-être ni le cœur, ni les moyens financiers de festoyer. La Covid-19 n’aura pas eu raison de la solidarité, au contraire ! Même à distance, on peut aider les autres. Des associations ont, depuis longtemps, mis en place des chaînes d’écoute. Plus largement, il y a bien des manières de se rendre utile. Trouvez celle qui vous convient ici !

© Matthew Henry / Burst

On va te faire ta fête

Quelle terrible phrase ! Et pourtant, voilà ce que ressentent ceux pour qui “Noël” et “fêtes de fin d’année” rime avec “horreur” et “condamnation”. Si, pour toi, Noël s’apparente à un guet-apens en bande organisée, ou autre règlement de comptes sur fond de dinde cramée, on comprend que tu prennes la fuite en solitaire. Te voilà parti-e en guerre contre ces fêtes consuméristes qui finissent dans l’orgie alcoolisée aux chocolats industriels.

© Ookawa san – par Sushipaku / Pakutaso

Certains sont très famille. D’autres, fervents chrétiens, célèbrent ces fêtes dans l’unité et l’amour. Certains opteront pour la fête entre amis. Etant entendu que la Covid-19 impose des restrictions strictes. Exit les tablées de 12. On fait péter la connexion Internet et on carbure aux visio.

Est-ce si grave, de ne pas apprécier les fêtes de fin d’année ? Le sujet est presque tabou. Ne pas aimer les fêtes ne transforme pourtant personne en monstre. On se rend compte qu’en général, plus que les célébrations en elles-mêmes, ce sont plutôt les dérives consuméristes, et cet “esprit de Noël”, qui agace les plus flegmatiques. Confèrent ces innombrables films de Noël qui envahissent les chaînes de télé. Quelle terreur, pour les pupilles !! Et ces chants de Noël. Supplice ! Et il faudrait encore se farcir la déco, en plus ? C’est une fainéante qui a écrit cette dernière phrase.

© Fujisawa san – par Hirota Kenji / Pakutaso

Enjoy

C’est lorsque tout va bien avec soi, quand on est en paix avec soi-même, qu’on apprécie tous les avantages de la solitude. Avoir du temps, seul-e avec soi, c’est aussi permettre des relations de meilleures qualité avec les autres. Eh oui. On est dans du cercle très vertueux.

La suite mardi prochain, pour le dernier article de l’année !! Emouvons-nous ensemble dans le jus de pomme ! Au menu : banquet mikkiste, mignardises aux algues, réveillon de la joie, boisson des tropiques virtuels, et autres miknasseries.

Merci merci !

Aux photographes, Hirota Kenji, Sushipaku (Pakutaso), et Matthew Henry (Burst). Aux modèles Ookawa san et Fujiwara san.

A toi d'jouer !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :