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Noël, Covid, famille, amis, solitude et tutti quanti

Ça sent un joyeux Noël bien ambiancé. Ah, c’est le youpiyapiya.

La semaine prochaine, c’est déjà Noël. Le jour n’arrive qu’une fois par an. Le coronavirus, lui, nous a pressés toute l’année. Le voici encore qui s’invite à la table des festivités. Table en joie, table en paix ? On respecte les gestes barrières, en tout cas. Au Japon comme partout ailleurs, le Noël version Covid-19 bouscule les habitudes.

Mais que va t-on bien pouvoir faire !!

Une petite réu jeux en mode masqué ?

On pense tout de suite aux jeux vidéo, dont les ventes explosent. Mais ils ne sont pas les seuls à profiter de “l’effet coronavirus”. (le malheur des uns, le bonheur des autres, t’as vu). A côté du high-tech, les jeux traditionnels redeviennent à la mode. Au Japon c’est la NHK news qui mène l’enquête : si l’épée légendaire du manga Demon Slayer a la côte, les jeux traditionnels ne sont pas en reste. Le coronavirus change cependant les façons de faire. Le premier challenge, c’est de respecter les gestes barrières ! OK pour les jeux, mais en comité ultra privé masqué.

Toujours selon NHK news, au top des jouets les plus vendus au Japon, on retrouve les jeux de plateau type “vie quotidienne” et les jouets créatifs. Les fabricants de jouets nippons font d’une pierre deux coups, avec, notamment, des jeux de cake design pensés pour les petits. Bon plan, les gars. On balance la cakerie aux enfants, le temps de s’enfiler quelques bouteilles d’eau pétillante sans sel, n’est-ce pas.

Quand le Strong Zero te met KO (perso, c’est du jus sérieux) (pas de quoi fanfaronner OK)

Mais quand on est seul-e, on fait quoi ? Jouer aux jeux vidéo en solo et/ou en réseau, passe encore. Mais un jeu de plateau seul-e ? Sérieux.

Qu’est-ce qu’on fait à Noël ?

C’est Machicon Japan – Match + kon de « kekkon », mariage – qui pose la question à ses adhérents. La société, spécialiste dans l’organisation d’évènements à destination des célibataires, sonde son panel (plus de 20 ans, non mariés). Le site généraliste Prtimes publie les réponses : mais en fin novembre (l’enquête a eu lieu du 26 au 29 novembre), les Japonaises et Japonais interrogés ne savent pas ce qu’ils feront à Noël. Vous me direz, à cette date, on a encore le temps de réfléchir. Quoique. Le temps a filé, et les mêmes questions polluent les consciences. La faute au coronavirus, qui restreint le champ des possibles !

source : Machicon Japan

Un-e partenaire pour Noël ?

A Noël, on se demande quoi faire avec son lit de célibataire, ses couverts isolés, son PC solitaire et sa télé individuelle. Trouver un-e partenaire devient, pour certains, l’urgence absolue. Mais le coronavirus gâche tous les plans. Un date en ligne ? L’idée fait son chemin depuis le premier confinement, sans pour autant s’imposer. Elle a au moins l’avantage de laisser du temps au temps, et de voir quelle relation le/la partenaire entretient avec Grammaire et Vocabulaire (sentez-vous la professeure relou ?) (on verra quand Mikki Forever fera la dictée de Pivot. Ah on rigole moins derrière son clavier, hein, Mikkus Dictus.)

Et après ? Après, si l’on a pas de symptômes, on se rencontre à 1m de distance minimum avec le masque et le gel hydroalco. La romance collé-serré, c’est terminé. Encore mieux : on fait péter Line ZoomouSkype Google meet pour un date à distance. Le coronavirus impose les nouveaux codes du rendez-vous romantique. A vous de mettre l’ambiance. Youpiya.

Un mètre de distance, c’est pas la diagonale de la tablette, oh. (mais quel bon plan, de se chauffer sous la kotatsu !!)

Chez les célibataires de Machicon, on opte pour le rencard de la passion à une courte majorité (60%). Les autres entendent fêter Noël seul-e (15%), en famille (14%), avec des amis (9%) ou dans le mystère du système Vortex (2%). Rappelons qu’au Japon, Noël est, contrairement à la France, la fête des amoureux. Inversement, le Nouvel An est une fête familiale, quand, en France, l’on a tendance à festoyer avec des amis. Mais cette année, c’est covidé. Occasion rêvée de faire le tri dans ses contacts.

source : Machicon Japan

La vie, la santé ?

Et si c’était le plus important ? Etre en vie. En bonne santé. L’humain est si habitué à dormir et se réveiller qu’il oublie parfois que rien n’est automatique. Mais à quoi sert-il d’avoir la santé si le reste est mort ? La crise du Covid-19, si elle permet l’introspection, détruit aussi ce qui allait bien, et éloigne les projets d’avenir. Un avenir en pointillés, une route tordue, obscure, dans une nébuleuse qui oppresse.

Il semble cependant poindre, dans ce quotidien grisé, un peu de joie, quelques sourires, et des rires pour les épices. Je veux le croire, en tout cas. Que cette période sombre ouvre des jours meilleurs, pour toutes et tous. Qu’enfin, nos différences nous rassemblent. Que, malgré nos blessures, l’on ait compassion de cet autre qui s’appelle « prochain » et qui souffre tout autant. C’est très dur. Que Dieu nous fasse grâce de surmonter ces moments. Les jours heureux ne sont pas terminés.

Rendez-vous mardi prochain pour la suite des miknasseries d’hiver glacées au sucre de Noël. En solo ou en trio, c’est le youpalayoupi. Pas plus de 6, les gens, por favor. Et ne faites pas du “6 dans 10m carrés”. La boom dans ta chambre, tu oublies, merci. Et tu oublies aussi les fêtes clandestines, par pitié. L’amour du prochain, le respect des règles, tu connais. Cordialement, c’est ça ouais.

Images utilisées libres de droits © Pakutaso.com – un grand merci aux photographes, Sushipaku modèles, Kitano san et Ookawa san !

A toi d'jouer !

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