Apprendre le japonais

Apprendre le japonais avec les drama/anime : possible or not possible ?

Le titre moisi du lundi aïe aïe aïe.

Je vous ai déjà parlé de mes déambulations et autres pérégrinations au pays des hiragana et katakana. Aujourd’hui, je lance le débat du lundi : apprendre le japonais avec les drama/anime, c’est possible ?

Non.

Question claire, réponse rapido. Pour apprendre, impossible de se passer de véritables cours, qu’ils soient faits à l’école ou alone avec des livres/sites Internet. Avec les drama/anime, on va plutôt découvrir/réviser le japonais en mode passif. Et en mode gratuit parce que voilà. Enfin, “gratuit”, vous payez votre connexion Internet. Et votre abonnement Netflix. Breeef.

L’arcane ultime de l’”apprentissage” passif

Quoi de mieux que de développer son cortex vortex en se relaxant les orbites ? L’opération Netflix, Viki, DVD, devant nos programmes préférés permet, en effet, un malaxage de tempes optimal, pour une meilleure digestion du vocabulaire, et une acclimatation à la phonétique en mode chill.

D’aucuns réprouvent la technique, la taxant « d’attrape-glandeurs ». D’autres votent contre certains programmes (ex: les anime shônen action/aventure), qui ne contiendraient qu’un vocabulaire outrancier. C’est oublier qu’entre deux bastonnades, les héros se promènent au parc, jouent avec les enfants, cuisinent, ou apprennent à conduire ! Autant d’activités du quotidien, nécessitant l’emploi d’un vocabulaire tout aussi banal, pour le plus grand plaisir de nos oreilles estudiantines. Et quand bien même ils verseraient quelque hémoglobine, ils en parleraient avec poésie et romantisme, à la Mime de Benetnash, le héros mythique de Saint Seiya Asgard !! (Je suis on fire)

Seiya le pédagogue, en plein jeu avec les enfants – Saint Seiya, film « la légende de la Pomme d’Or » © Toei Animation/1987
Regardez-moi ce tourniquet du volant, par Gôku ! DBZ, le mythique épisode 125 du permis de conduire ! © Toei Animation/1989
Mais quelle magnifique courbette ! Voilà du vocabulaire nouveau à se mettre dans les oreillettes ! © Toei Animation/1989

S’acclimater avec les drama /films/ anime

Que dire, cependant, de ces chers sous-titres, béquille indispensable à la compréhension, surtout si l’on débute ? Effectivement, squatter les sous-titres (字幕 / じまく) en mode very passif n’a pas d’intérêt. C’est ainsi que des générations de drama/animephiles, se retrouvent capables de sortir les meilleures interjections de leurs héroïnes et héros préféré-e-s…

  • 何 (nani) : quoi ?
  • まじで!(maji de) : sérieux !? vraiment !?
  • まさか (masaka) : impossible ! Noooon !!?
  • 食らえ!(kurae) : crève ! Seiya le dit beaucoup. Le sapajou.
  • 好きです (suki desu) : je t’aime. Un classique des répliques.
  • バカ! (baka) : bête ! idiot(e) ! imbécile !

… sans pour autant parvenir à construire une phrase, à décoder la grammaire, à enrichir leur vocabulaire. Le visionnage seul ne fait pas de miracles. Mais il est un excellent complément à l’apprentissage. Un épisode peut, ainsi, devenir un mini labo de découverte/révision.

Plusieurs options :

  • Regarder le programme à la dure, sans sous-titres : concentration max exigée, et une bonne base en japonais (niveau intermédiaire/avancé). Optez pour des séances courtes et des sujets « faciles » (histoires du quotidien = vocabulaire de tous les jours), pour vous habituer au débit vocal. Puis allongez la durée au fur et à mesure. A force, vous parviendrez, comme moi, à regarder Arrietty, Ponyo ou Your name sans sous-titres. Je me la pète ? Oui.
  • Opter pour le pas à pas : un coup avec les sous-titres de votre langue de confort, un autre avec les sous-titres japonais (quand on connaîtra bien ses kana + un bon socle de kanji), un autre coup en notant le vocabulaire nouveau, tournures de phrases etc. Un épisode de 23min se transforme en cours magistral de 3h. Préparez-vous. Et allez sur Viki; leur programme « apprentissage » est fait pour ça.

Les avantages des drama/anime

  • Bosser en se relaxant les paupières.
  • Les images, bonnes béquilles pour comprendre.
  • Checker sa prononciation.
  • Apprendre de nouvelles expressions.
  • Et patati, et patata.

Par quel drama / anime commencer ?

Par celui qui plaira à votre rétine. Viva la libertad.

Il est vrai cependant vrai que les histoires du quotidien sont plus faciles d’accès, car elles utilisent le vocabulaire de tous les jours (et on comprend vite ce qu’il se passe). Exemples de drama : Takane et Hana, Tokyo Tarareba Girls, Coffee and Vanilla (celui-là, il est très très nul, attention), En espérant t’enlacer ce soir (c’est pas gégé non plus). Note : ces drama sont dispo sur Viki.

Côté anime, je suis en train de voir Toradora! : vie quotidienne, mais un rythme parfois très rapide. Faut s’accrocher. Comme dit plus haut, les films Your name, Arrietty, Ponyo ou le Royaume des chats sont parfaits pour l’écoute/le vocabulaire (on est d’accord, pour les débutants, c’est chaud) (je ferai un topic spécial beginners après, believe). Le magnifique Château ambulant et son champ lexical magico-guerrier se laissent facilement voir également (ledit champ lexical représente moins de 10% du film). Et puis Hauru quoi.

Ces films sont plus faciles d’accès qu’un Signal, par exemple (série policière), ou qu’un Scams (série sur le monde des escrocs).

Mais rien n’empêche le/la fan de casseroles qui sommeille en vous de regarder un programme 100% « poêles, les innovations du marché ». Soyez fier-è-s de vos centres d’intérêt !

Mais quand même

Pour ne pas blesser l’érudit-e que vous êtes, ne tapez pas fort dès le début. Voir un anime/drama sans sous-titres alors qu’on débute en japonais, c’est la porte ouverte à la frustration forever. Collègues débutants, allez-y tout doux tout beau. No pression. Réservez-vous une pause visionnage en mode very passif (sous-titres inclus) pour habituer votre oreille surdouée à la prononciation. Revenez sur l’épisode vu et tentez de sélectionner une phrase, un mot, et de l’ajouter à votre liste de vocabulaire. Objectif : pratiquer le japonais ! Même alone in la vida. You can speak. Ganbatte !

Oula je suis KO technique. Je vais poser mes globules devant le K drama Revolutionary love (il est pas top, mais bon). Un K drama, oui. J’applique ma célèbre méthode mikkiste à l’apprentissage du coréen. Note pour le monde : les articles programmés le matin sont écrits la nuit, alors vous dormez du sommeil du juste. Mikki en mode H24.

A toi d'jouer !

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