Apprendre le japonais

Immersion Japon partie 2 !! objectif bilingue !!

Sur le wallpaper, c’est écrit « les questions qu’on pose souvent. »

Suite des questions-réponses. Pas le temps d’écrire une intro glacée au sucre, c’est la crise du clavier japonais-QWERTY. C’est parti pour les questions bilingues polyglottées.

Quel niveau peut-on espérer atteindre en un an ? Bilingue ?

Tout dépend de votre façon d’apprendre. Plus vous êtes assidu-e, plus vous progresserez. Pas de secret. Les kanji, par exemple, c’est, au mieux, tous les jours ! Allez, au moins 5 fois/semaine. Prenez l’habitude d’en réviser une vingtaine par jour, par exemple. Pardon ? Si j’applique les conseils que je donne ? Diantre ! Pour qui me prenez-vous !

Les grand-e-s débutant-e-s seront capables de lire et écrire les kanji du quotidien, de comprendre et tenir une conversation simple. Les plus avancé-e-s pourront se frotter à du contenu pour difficile : articles de presse, émissions politiques, économiques, romans etc.

Par contre, le bilinguisme, c’est chaud. Un an, c’est très court. Pourquoi vouloir des résultats si hauts, aussi vite ? Mieux vaut prendre son temps et ne pas brûler les étapes. Vous deviendrez bilingue, mais poco a poco.

A quoi correspondent les niveaux du JLPT ?

Sérieux ? Et le site officiel, il sert à quoi ?

Pourquoi les chiffres des pré-requis diffèrent-ils d’un site à l’autre ?

N’étant pas la webmestre de l’univers, je n’en sais rien. Posez la question aux intéressés.

Auparavant, le site officiel du JLPT précisait à quel nombre d’heures d’apprentissage, de kanji, de vocabulaire correspondait chaque niveau. La mention semble avoir disparue du site. Ou alors j’ai mal cherché – cela arrive même aux meilleur-e-s.

En gros, on estime que – du N5 (grand débutant) au N1 (bilingue) :

  • N5 = environ 150h d’études, 100 kanji et 600 mots (grand débutant)
  • N4 = environ 250 à 300h d’études, environ 230 kanji et 1200 ~ 1500 mots (débutant)
  • N3 = environ 450h d’études, 600 kanji et 3000 mots (bonne compréhension de conversations de tous les jours.

Depuis la réforme de 2009, l’écart entre le N3 et le N2 est plus marqué (le N2, c’est pas la même limonade !). On a deux grands groupes : N5/N4 ; N2/N1, avec le N3 comme pivot.

  • N2 = environ 600h d’études, 1000 kanji et  600 mots (niveau avancé)
  • N1 = environ 900h d’études, 2000 kanji et 10 000 mots (niveau bilingue)

Mais, concrètement, vous n’allez pas vous chronométrer pour évaluer votre position. Les différents livres de préparation au JLPT reprennent, pour chaque niveau, la liste des kanji et mots à savoir. Sachant que le jour J, on a toujours l’impression de voir poper un idéogramme traitre, jamais vu auparavant…! Plutôt que de se focaliser sur ces chiffres, mieux vaut s’accrocher pour rester régulier/régulière. Que vous appreniez vite ou lentement, ce n’est pas le problème. Visez la régularité !

Quand même, être bilingue, c’est chic ! Que penser des méthodes types « apprenez le japonais en trois mois » « devenez bilingue illico » etc.

Ce sont des titres marketing avant tout. Même les gens de Pluton le savent. En trois mois, bien sûr que vous apprendrez le japonais. Pas toutes les subtilités de la langue, mais des notions importantes pour votre progression. En trois mois, vous pouvez liquider les hiragana et katakana (en deux jours c’est expédié. Allez, une semaine, si vous voulez), retenir une bonne quarantaine de kanji. Un par jour, allez. Vingts par jour ! Vous êtes motivé-e, c’est bien. C’est le rythme d’une école de langue au Japon. Bien sûr, on n’oublie pas les premiers points de grammaire, pour faire ses premières phrases dans la langue de Kyoko. J’ai enfin lu le tome 41, d’ailleurs. Mais c’est une autre histoire.

Devenir bilingue « illico », par contre, il ne faut pas déconner. Vous-mêmes, vous sentez l’entourloupe. Encore une fois, plutôt que de parler de temps imparti, réfléchissez en termes de régularité. Hélas ! L’humain, cette chose pressée, veut toujours tout minuter, même ses progrès. Avoir des abdos d’acier en 6 jours, perdre 10kg en deux jours…

L’essentiel n’est-il pas de parler japonais ? Cela prendra le temps qu’il faut. Et si vous êtes vraiment en rush hour constant, redoublez d’efforts dans la régularité ! Il est là, le mot-clé ! Et en avant les révisions !

Le JLPT : passeport indispensable pour une immersion Japon réussie ?

Non. Le passeport indispensable, selon moi, c’est de se sentir à l’aise dans son pays d’accueil. Et pour ça, c’est quand même mieux si l’on parle la langue. Au fond, parler une langue recouvre bien plus que quelques points de grammaire. On échange, on se fait plus facilement des amis, on trouve un travail mieux rémunéré, un logement etc. On participe à la vie de son nouveau pays, et on vit, tout simplement. Le JLPT n’entre pas en compte. On ne vous demande pas d’être forcément bilingues, mais de comprendre assez pour vivre tranquillement.

Par contre, beaucoup d’entreprises – tout dépend du secteur que vous visez – exigent le JLPT. Beaucoup d’universités aussi, d’ailleurs. Pour elles, c’est le meilleur moyen de checker votre niveau. En général, le minimum, c’est d’avoir le JLPT 2. Certaines entreprises demandent le N1, ahah. C’est parti les révisions !

Peut-on progresser en japonais sans émigrer au Japon ?

Oui, bien sûr ! Certain-e-s ont un meilleur niveau de japonais – tout en n’ayant jamais mis une rognure d’ongle au Japon – que d’autres qui vivent sur le territoire depuis des années. D’autres, bien qu’ayant le JLPT 2 ou 1 (donc, les niveaux avancés !) lisent et parlent très mal le japonais… mais ça, on le verra prochainement… peut-être ! Oui je fais la star tragique. Vous connaissez les bails du prochain RDV. Calm down and be happy.

Images utilisées libres de droits © irasutoya.com

A toi d'jouer !

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