PVT Japon

Bilan Japon octobre 2016 ~ Un départ

C’est parti pour le « octobre tour » allez.

J’inaugure la section « bilan » du blog. Un bilan à la Mikki Forever NoLife, avec du suspense et des épices, des labyrinthes et des biscottes périmées. Mikki colore, Multicolore, je fais des jeux de mots digne de mon grand Serge. On attend toujours ses chroniques culinaires, à celui-là.

Octobre Haneda

Multicolore est partout. Avec des sons mélodieux ou du bruit, avec des pancartes qui clignotent dans la brume tokyoïte. Nous sommes le 1e octobre, et une pluie fine brouille ma vision myope. Je cligne des yeux comme une idiote, les referme deux fois et mille, ça ne me rend pas plus instruite, hélas ! Vite, prendre ses bagages, vite, chercher sa voie, c’est écrit en japonais et en anglais, mais tout de même, mes pieds mikkistes ne suivent plus, ils découvrent le sol japonais, le sol tokyoïte, le sol de l’aéroport d’Haneda. C’est nouveau, tout ça !

Et ils titubent, de vraies jambes d’alcooliques, ça penche là-bas, ce n’est pas le bon endroit, ça s’écroule ici, encore, une erreur ! Les autres forment des lignes bien droites. Je massacre tout cela avec mes jambes alcoolisées. De grâce, supplient mes yeux clignotants, pardonnez-leur, ils ne savent plus ce qu’ils font ! Onze heures de vol, ça vous achève le plus vaillant des humains. La prochaine fois, OSEF, je roule en première.

Haneda taxi

Je trouve vite le taxi, baragouine avec mon japonais des toilettes. « Je veux aller là ». J’avais, au préalable, écrit mon adresse sur une feuille. Le premier chauffeur me pilote gentiment là où je dois aller. Car je croyais – ah, toujours, cette bêtise ! – que tous les taximen qui attendaient là étaient en mesure de m’amener chez moi. Mais non. Certains desservaient Tôkyô, tandis que d’autres s’en allaient pour Yokohama ou Chiba.

A Tôkyô, donc !

Je barbouille japonais avec le chauffeur de taxi. Très gentil et poli, il reçoit ma mélasse, ajoute un verbe et quelques conjonctions de coordination. Voilà la phrase enfin compréhensible et jolie. Nous arrivons au bout d’une demi-heure chez moi. Sugoi ! Les portes de la voiture s’ouvrent automatiquement. C’est le grand luxe ! Je m’émerveille. Il rit : « Vous n’avez pas ça en France » ? J’en sais rien, je ne monte jamais dans les taxis.  Je suis montée dans un taxi grand luxe pour mon arrivée au Japon. Voiture noire, spacieuse, siège de beau gosse, mes jambes se relaxaient à la princière, et il me prenait des envies de reine. « Eh là-bas, mon brave, qu’est-ce donc ? » Le taximan se transformait en guide touristique. Il était vraiment gentil.

Les belles rencontres

Des gentils Japonais, j’en croiserai d’autres. Comme cette jeune fille qui m’aida à faire ma carte de transport. Où ce monsieur qui me conduisit jusqu’à mon agence immobilière. Et cet autre encore, qui m’escorta, une nouvelle fois, jusqu’à mon agence. Multicolore a la cervelle dans les chaussures. Lorsqu’on l’accompagne, elle prend bien soin de regarder tout sauf le chemin emprunté.

Tout de même, il faut étudier. Quelle horreur. Mes kanji ressemblent à des monstres.

Je vais parfois montrer ma tête à d’autres, sors rencontrer des camarades expatriés sur cette terre japonaise. D’autres fois, je pars affronter les transports tokyoïtes. C’est une nouvelle passion qui a germé dans mon cerveau multicolore. Cela a commencé avec les commerces. Je suis très « commerces ». Très « comparaison des prix ». C’était mon activité favorite, en France ! Sillonner les hyper/supermarchés, stationner dès l’ouverture, les employés rencontrent mon regard flamboyant et tremblent dans leur uniforme, vas-y ouvre, j’ai vu les promos sur les pommes de terre !!

Octobre market

Au Japon, même activité sportive. C’est d’ailleurs ainsi que j’ai pu trouver mon foulard en soie. Pour l’amour de mes cheveux, je jette mes rares pièces dans le luxe. Le cheveu crépu est un prince ou un roi. Il faut le chérir et lui apporter beaucoup d’eau. De l’eau, oui.

Ce soir, donc, lors de mon énième promenade, j’ai découvert un nouveau commerce. C’est moi, Mikki qui se balade dans les supermarchés. Mikki Super ! Ce supermarché ressemble à ce que l’on peut trouver un France. Sur trois étages, on y trouve des denrées alimentaires, des vêtements, de l’utilitaire (ménage, toilette, petit bricolage etc.)

Jusqu’alors, j’allais faire mes courses dans les 100 yens shops, minuscules échoppes ramassées sur elles-mêmes, où tout est à 100 yens, un peu moins d’un euro. Tu sens la pauvreté de la fille ?

J’allais aussi jeter mes gros yeux myopes dans ma supérette de quartier, Maruman, et ses prix intermédiaires. L’on sent la clientèle aisée, qui flâne gaiment entre les rayons, tandis que je fouine et renifle comme une renarde. Je m’élance soudain : une promo, là ! Je sais même pas pourquoi j’ai pris une photo du rayon make-up, je me maquille jamais.

100 yens shop

Passion jardin

Je suis en pleine recherche de jardins. J’ai un côté « jardins », eh oui, même si je ne m’occupais guère du mien. J’aime le calme et la sérénité. Je vais encadrer cette phrase dans un coin de ma cervelle.

Il faut savoir se perdre pour découvrir de jolies choses. C’est ainsi que, déambulant du côté de Tsukiji, je m’arrêtais sur un très joli pont. Et cet autre jour, où je m’enfonçais dans les quartiers populaires, loin du hurlement des voitures et des grosses artères tokyoïtes… Se perdre, oui, pour mieux apprécier, voir différemment, sentir autrement.

Petit à petit, je m’habitue à ma nouvelle vie. Dans mon minuscule appartement, je règne en impératrice et roule les épaules, montre mes crocs puissants et m’effraie dans le miroir. On s’amuse comme on peut.

Je chante. Je chante fort !

Comme cette nuit, au karaoké, peu après mon arrivée, où je pulvérisais les oreilles de mes chers camarades en hurlant ma rage dans le micro. Je plaisante. Je suis une jeune fille de bonne famille. Quand je chante, je prends des airs comme ceci, mi-malheur, mi-joie, n’est-ce pas, un peu de gravité, un peu de diva, un peu de mystère, voilà, c’est parfait.

Aucun commentaire

    • Mikki Forever

      Oh, merci beaucoup ^o^ ! Je rentre tout juste d’une nouvelle escapade nocturne, qui m’a permis de découvrir une gentille mamie vendeuse de fruits et légumes n_n ! Les fruits et légumes (surtout les fruits) sont chers, ce n’est pas une légende, hélas…^^’ mais on peut faire de bonnes affaires en fouinant dans les quartiers n_n !

    • Mikki Forever

      Aaaah, qui sait n_n ! Comme la nuit tombe tôt (dès 17h !) on est vite en mode « nuit ». Par exemple, j’ai appris qu’au Japon, on commençait les soirées dès 18~19h. Effectivement, j’ai été à deux soirées, qui commençaient à 18h n_n.

A toi d'jouer !

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