Pourquoi partir au Japon en PVT

La semaine dernière, je vous présentais les principaux types de visas pour aller au Japon.

Aujourd’hui, on se concentre sur le PVT : pourquoi aller au Japon en PVT ?

 

LE PVT, OU LA SOUPLESSE DE L’ESPRIT

Voyant les démarches à faire (on y reviendra) pour monter son dossier PVT, je n’étais pas très rassurée, au début. Il faut construire un programme détaillant nos activités, ce qui implique de recueillir des infos sur des endroits qu’on a pas encore vus ! « Comment diable vais-je pouvoir projeter mon esprit mikkiste à Hibikino, au musée Ghibli ou au Karaoke Uta Hiroba ? » me demandais-je alors.

Mais en fait, c’est no panic. Le dossier, PVT c’est pas si compliqué. Balayez toutes vos craintes et allez-y ! La seule contrainte de ce visa, et non des moindres, c’est la limite d’âge : entre 18 et 30 ans. Si vous êtes OK de ce côté-là, et que vous disposez des ressources financières minimum exigées (4500€ ou 3100€ + billet d’avion A/R), c’est banco Marco.

Autre point important : avec le PVT, nul besoin de s’inscrire à l’école. Ce n’est pas un visa étudiant. Libre à vous, donc, d’étudier le japonais, ou non. Vous n’avez pas d’emploi du temps préétabli, pas de programme à suivre, pas de devoirs, d’interros, rien, nada ! Votre planning, c’est vous qui le construisez. Vous êtes libres ! Libreuh ! C’est vous le patron ! Sentez donc cette brise fraîche sur votre front aventurier ! C’est mon haleine mikkiste qui vous rafraichit.

DANS PVT, IL Y A « V »

Le PVT, ou « Permis Vacances Travail » est un visa permettant de voyager, et de travailler au Japon, pendant 1 an. On oublie parfois le V, du visa, quand on commence à travailler. J’ai moi-même eu l’immense joie de travailler pour une entreprise japonaise. Je vous le dis avec tous mes yeux mikkistes : ça, c’est une expérience ! Infos fournies en japonais (もちろん ! mochiron ! bien sûr !), travail à la japonaise, collègues japonais, Japon, Japon, Japon ! Idéal pour vivre le Japon quotidien, version travail.

De fait, on peut utiliser le PVT pour expérimenter la vie en entreprise, et/ou tenter, par la suite, de décrocher un visa de travail.

Mais il ne faut cependant pas oublier le V du PVT. J’en conviens : il est parfois difficile de faire vibrer ce fameux V ! L’on voudrait se faire un road-trip à travers le Japon (moi qui rêvais de m’exiler en Hokkaido et de découvrir Niigata et Kagoshima !), mais les finances bloquent. Malaise.

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Heureusement, des solutions existent. Si vous ne pouvez parcourir le Japon de long en large (ça sera pour une prochaine fois, en visa touriste, par exemple !), vous pouvez choisir une région et la visiter. Il existe également de très bons plans, en termes de transport, par exemple. Oh, les transports japonais, mes très, très chers transports !

Pour partir dans le Kansai, j’ai opté pour le bus, avec la compagnie Willer Express. Ça aussi, c’est une expérience ! Près de 8h depuis Tokyo pour aller à Osaka. Un conseil, si vous avez le vertige : évitez de trop regarder par la fenêtre, si vous voyagez de jour (de nuit, il est possible que le chauffeur ait déjà tiré les rideaux). L’on passe par des endroits suspendus… Mamamiiia !

 

LES BELLES RENCONTRES DU PVT

Je me souviens de ce vieux monsieur, à Nara, tout étonné de me voir déambuler dans les rues calmes. J’avais quitté le parc à cerfs, le grand squat à ciel ouvert, avec les heureux touristes et les bêtes qui dévorent, pour me perdre dans les rues avoisinantes.

Et cette dame avec qui j’échangeai quelques mots, et qui m’offrit des tomates ! C’était tellement incroyable… Je vous avoue, ici, le fait de parler japonais m’a permis d’échanger bien plus facilement. J’étais parfois surprise car certains Japonais se tournaient vers moi, pensant que j’habitais le coin « depuis longtemps ». Non, non, je baragouine avec mes petits mots de japonais, je suis la reine du すみません (sumimasen/excusez-moi) !

 

 

De ces rencontres, je ressortais toujours très reconnaissante. Le vieux monsieur du parc, la vieille marchande, et le vieux commerçant qui m’aida à trouver mon école, le premier jour ! Oui, j’ai un truc avec les anciens.

 

ET SI ON NE PARLE PAS JAPONAIS ?

Rassurez-vous : même si votre niveau de japonais ne vous permet pas de nourrir des conversations poussées, lancez-vous ! Les Japonais sont comme nous : ils sont curieux, ils ont peur de s’embrouiller avec le vocabulaire et ne savent comment vous parler. Ils veulent découvrir, s’étonnent de voir des étrangers venir sur leur île. Ceci est moins vrai à Tôkyô, surtout dans ses quartiers les plus touristiques (Shinjuku, Shibuya, Harajuku, Akihabara, Tsukiji etc.) habitués à être fréquentés par des étrangers.

 

 

Cependant, même à Tôkyô, il est facile de retrouver le « Japon quotidien ». Sortez des zones touristiques, allez vous perdre à Gotanda, Meguro, Nippori, Shiinamachi, Shin-Nakano, Yotsuya… Quittez les grandes artères et promenez-vous dans les petites rues. Faites vos courses comme les locaux, dans les petits commerces. Je me souviens de cette conversation épique, avec une vendeuse, alors que je cherchais un moyen d’éradiquer les cafards japonais. Nous nous exclamons de concert, les bras en l’air, la tête avec, et des « aaah » et des « iyaaaa » lancés par-dessus le rayons. On aurait dit deux adolescentes après une pyjama party. C’était drôle !

 

Vous aussi : go go pour le PVT Japon ! Vous ressortirez de votre voyage transformé-e. Partir loin, c’est aussi aller à la rencontre de soi. En allant vers les autres, on se découvre autrement.

Si vous avez passé l’âge pour le PVT, no panic ! Le visa étudiant, et, bien sûr, le visa touriste sont encore là pour vous. Le rêve est à portée de main, croyez-moi. A portée de portefeuille, aussi : même avec des finances modestes, on y arrive. Parole de Forever !

A toi d'jouer !

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