Japon

La santé au Japon

Tout savoir sur le système de santé version soleil levant.

Si une expatriation au Japon n’est pas encore possible – sauf conditions exceptionnelles – l’on peut toujours se préparer au grand saut. Et, quitte à sauter, mieux vaut partir assuré-e, pour voyager en toute sérénité. Dans tous les cas, et pour mieux organiser son projet, on se réfère au site de l’Ambassade du Japon en France.

Le système de santé au Japon

Le système de santé japonais est réputé pour son efficacité et son modernisme, à l’échelle internationale. Confère la moyenne d’espérance de vie : 88,1 ans pour les femmes, et 81,9 ans pour les hommes (projection 2020-2025 – Insee). Grand réseau d’hôpitaux et de cliniques très modernes, personnel hautement qualifié, pharmacies en nombre… Chaque ville détient ses propres infrastructures sanitaires qui prodiguent de bons soins de santé.

Le revers de la médaille : le coût financier ! Comptez bien vos yens avant de pousser la porte d’un cabinet médical. Beaucoup proposent leur tarifs – souvent en japonais. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des associations d’expatriés, et/ou de l’Ambassade de France au Japon.

J’ai osé attraper un terrible mal de gorge, qui me poussa, sous le froid glacial du début de soirée, dans mon drugstore de quartier. Pas le temps de courir chez le médecin. (Autour de moi, il n’y a que des cabinets de dentistes, et mes dents se portent très bien). Je décris mes symptômes, repars alourdie d’un petit flacon de pilules, lestée de gros billets de 1000 yens. Facture ultra salée, pour n’avoir pas suivi le protocole de l’assuré-e.

Moralité : investissez dans une écharpe, ou allez consulter.

Témoignage mikkiste.
30 euros les pilules argh !!
© Ookawa photographié par Sushipaku – Pakutaso

Les soins santé au Japon sont très onéreux. D’où l’importance de bien s’assurer, afin de bénéficier des remboursements de vos soins. Autre problème, en lien direct avec le coût de la santé : les retraites, qui obligent une partie des séniors à reprendre le travail. La santé est devenu un luxe, et nombre de personnes âgées ne peuvent plus compter sur leur maigre retraite pour vivre. En parallèle, le Japon souffre toujours d’un déficit de naissances. Et les jeunes intéressés de pointer la récession larvée – la crise du coronavirus n’arrange rien – les discriminations subies par les femmes, le manque d’infrastructures (crèches etc.)… et le coût financier.

© Mamechi, photographiée par Sushipaku – Pakutaso

Le choix de l’assurance

Pour un court séjour, il faudra vous procurer une couverture maladie. En revanche, si vous partez au Japon pour un long séjour (PVT, visa étudiant…) – on répète que ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant – il est très important de vous inscrire à l’Assurance Maladie Nationale Japonaise (AMN) afin de bénéficier des mêmes avantages que les citoyens japonais.

C’est qu’elle constitue une solution avantageuse : l’assurance maladie couvrira 70% de vos soins. Vous n’aurez donc que 30% des frais à votre charge. Comme dit plus haut, il est très facile de s’inscrire à l’Assurance Maladie Nationale. La démarche se fait dès votre arrivée au Japon, lorsque vous vous rendez la mairie la plus proche de votre lieu de résidence pour vous enregistrer – et créer votre carte de résident-e, (votre nouvelle pièce d’identité).

Les coûts médicaux

Selon les régions, la spécialité et l’établissement, les prix des consultations sont différents. Généralement, la fourchette de prix varie entre 5000¥ et 10 000¥ dans le secteur public. Attention cependant, si vous souhaitez vous faire soigner dans le secteur privé : les tarifs sont bien plus élevés.

Si vous êtes hospitalisé dans un établissement de santé géré par l’assurance maladie nationale, vous ne paierez que 30% des frais médicaux.

Les assurances santé publiques locales

Le Japon propose deux principaux types d’assurance maladie : l’assurance maladie nationale (Kokumin Kenko Hoken), ouverte à ceux qui travaillent ou ne travaillent pas ; et l‘assurance sociale des employés (Shakai Kenko Hoken) ouverte uniquement aux salariés.

Étudiant ou en PVT Japon, ne négligez pas l’Assurance Maladie Nationale. Ce n’est pas une assurance obligatoire, mais il vous sera fortement conseillé d’y souscrire. L’AMN, c’est un peu la base de la couverture sociale, permettant de couvrir d’éventuels frais de santé (70% des frais).

Mais 70% de quoi, exactement ? Exemple avec une visite chez le dentiste, pour un problème de carie :

  • Sans assurance : en moyenne, 19000¥ (environ 155€).
  • Avec l’assurance maladie japonaise : en moyenne, 5700¥ (environ 46,5€)

C’est ce qu’on appelle « la démonstration par l’exemple ».

Note importante :

Les 30% restants à payer ne seront pas couverts par la Sécurité Sociale de votre pays d’origine (notamment la France). A vous de sortir votre portefeuille le plus rempli, ou votre CB la plus fournie.

Si vous souhaitez une couverture santé totale, optez plutôt pour une assurance santé internationale.

© Sushipaku – Pakutaso

Choisir une assurance internationale

L’assurance santé internationale est le type de couverture médicale le plus adapté au mode de vie expatrié.  Elle vous offre la liberté de consulter le médecin de votre choix ou de vous faire soigner dans l’établissement de votre choix – tout en étant couvert internationalement. Ainsi, si vous préférez être soigné dans votre pays d’origine ou un autre pays en cas de pathologie spécifique, vos frais médicaux seront pris en charge par l’assureur.

Les assurances santé internationales sont généralement des assurances au premier euro. Si vous avez cotisé au régime de sécurité sociale français, vous avez également la possibilité d’opter pour la Caisse des Français de l’étranger (CFE) et d’y rajouter une assurance complémentaire.

Article a quatre mains, rédigé en collaboration avec www.international-sante.com spécialiste des assurances santé et prévoyance internationales.

A mardi prochain pour la suite des aventures mikkistes, en pleine consultation médicale ! Tout savoir sur le lexique dit petit malade, ou comment maîtriser l’art des onomatopées.

Photos utilisées libres de droits. Merci à :

Photo de couverture : par Sofia Terzoni de Pixabay.

Photos d’illustrations – modèle : Mamechi ; photographe : Sushipaku, de Pakutaso.

A toi d'jouer !

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