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Tokyo

Bunkyo Furusato Rekishikan – retour dans le passé

Visite au Furusato musée avec les yeux et le clic droit, en attendant que Mister Corona disparaisse de la galaxie.

Musée discret, sis dans une rue tout aussi calme et tranquille. Tokyo regorge de ces petits trésors, cachés dans un quartier résidentiel, au détour d’une ruelle. Je suis tombée sur un musée du foot, sur la route reliant le Tokyo Dôme et Ochanomizu. Un autre musée du foot se cache sur le circuit Ueno-Hongo san chôme. Oui, ça fait une trotte. Moi et mes morceaux de cheville sommes de grands fans de la déambulation. Un peu comme ce jour où je découvrais le musée du feu.

Note : j’ai visité le Furusato rekishikan l’an dernier. Aujourd’hui, coronavirus oblige, c’est no way.

Note encore : les photos sont autorisées, sous réserve d’en demander la permission à l’accueil. Vous remplissez un formulaire et l’on vous remettra ce magnifique brassard.

Appelez-moi Big boss.

Furusato furusato

Ouvert en 1991, le Furusato rekishikan retrace l’histoire du Bunkyo. Un musée simple, presque familial. Très peu de visiteurs le jour de ma venue : moi seule, puis un couple de vieux japonais. Magnifico.

Ere Jômon (environ -13 000 à -400 avant J-C), Yayoi (environ -400 avant J-C à 300 après J-C), débuts de la scolarisation, diffusion de la monnaie… Le Furusato rekishikan conserve les témoins du Japon de jadis. Un Japon aux populations nomades, qui se sédentarisent peu à peu. Sous Jômon, les habitants se regroupent en petits villages, et développent la poterie. Une nécessité, plutôt qu’un art : Les fabrications servaient à conserver les aliments.

Il faut attendre l’ère Yayoi pour que ces ustensiles du quotidien commencent à être conçus par pur intérêt esthétique, plutôt que par nécessité. Yayoi voit arriver la céramique. La riziculture se développe. De riches familles émergent. Les objets deviennent un bon moyen de marquer son rang.

Yayoi est née dans le Bunkyô ! Du moins, son nom. En 1884, le Docteur Arisaka Shôzô découvre une jarre d’un genre nouveau, dans le quartier Yayoi-chô, quartier situé dans le Bunkyô. Yayoi est née.

La vie quotidienne

Le Furustato rekishikan, c’est aussi des espaces entiers consacrés à la vie quotidienne. Peignes, miroirs, assiettes, casseroles, vêtements, objets scolaires… Une salle se concentre particulièrement sur l’évolution de la scolarité et du matériel scolaire. De grand panneaux fournissent plus d’explications sur le contexte socio-politique d’alors. Des panneaux entièrement en japonais. C’est le seul bémol de ce joli musée. A sa décharge, le Furusato rekishikan se rapproche plus du musée local, de quartier. Rien à voir avec les musées géants comme celui d’Edo-Tokyo. Heureusement, au Furusato rekishikan, les nombreux objets du quotidien parlent d’eux-mêmes. Peu de tableaux, mais beaucoup d’ustensiles usuels, de vieux manuels d’apprentissage, de vieux billets, et la bassine pour se laver, le peigne et les souliers. C’est un peu comme aujourd’hui, mais dans le passé. Très belle idée de visite, pour après.

Intérieur type d’un riche seigneur
Intérieur type d’une personne plus modeste

Les mots pour le dire

ふるさと(furusato) = pays, village natal

故郷 (kokyou) = furusato

博物館 (hakubutsukan) = musée

歴史 (rekishi) = histoire

歴史館 (rekishikan) = musée d’histoire

Admirez donc l’élégant design des anciens téléphones !!

A bientôt, Furusato Bunkyo Rekishikan

Crise sanitaire oblige, le musée est fermé jusqu’au 7 mai, pour l’instant. Plus d’infos sur le site du musée : https://www.city.bunkyo.lg.jp/rekishikan/

Adresse : 4 Chome-9-29 Hongo, Bunkyō, Tokyo 113-0033 (〒113-0033 東京都文京区本郷4-9-29)

A toi d'jouer !

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