Moshi Moshi Nippon Festival

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Méga fête branchée et fun, le Moshi Moshi Nippon Festival s’inscrit dans la mouvance Cool Japan. Retour sur l’édition 2016 ! moshi-moshi-nippon-festival-flyer

Moshi Moshi, c’est gratuit

C’est gratuit, la family ! Gratis pour les étrangers, rien à payer bébé. C’est bien la première fois que mon statut d’étrangère m’offre pareil avantage. Les Japonais ont dû débourser dans les 2500 yens. C’est quand même 18€ ! Il faut dire que l’objectif du Moshi Moshi festival est la promotion de la culture japonaise à l’international. Offrir la place aux étrangers, c’est espérer une présence massive dudit public. Pari gagné. Gaijin et Japonais se mélangent dans une ambiance bon enfant. Les chaînes TV couvrent l’évènement. Les journalistes, micro en main, nous interviewent : « qu’aime t-on au Japon ? » « est-ce notre premier voyage ? »

Mais, avant de jouer à la roulette (on y reviendra), encore faut-il se rendre au festoche ! Il a lieu au Tokyo Metropolitan Gymnasium (Tokyo Taiikukan). Je craignais de devoir demander l’aide de mes précieux amis Japonais (la fille sans GPS) ; j’envisageais déjà de faire des captures écran de Google Map (la fille qui utilise sa tête !), mais non ! Le gymnase se situe juste à la sortie de la gare de Sendagaya. Impossible à louper.

10h pétantes, je suis dans la place x_x

 

Moshi Moshi roulette

Samedi. Arrivée au cœur du Moshi Moshi festival : il se divise en un grand espace intérieur – lui-même divisé en plusieurs scènes – il y a également une scène extérieure. Mes camarades et moi (ben oé, je suis venue avec ma bande !) testons les différentes activités : certaines sont gratuites, d’autres, payantes.

Côté activités payantes (100 yens, prix solidaire), on pouvait, notamment, tester un simulateur de chute libre : c’est comme le saut en parachute, mais sans le vide ! On vole dans une soufflerie verticale en combi, et nos potes immortalisent l’instant en riant. On pouvait aussi s’essayer à la roulette et gagner des prix. Certains sont repartis avec des jeux vidéo ! Bon, ok, c’est en japonais, mais si tu maîtrises la langue de Kenshin, c’est banco le haricot. Moi, j’ai gagné un short avec l’inscription « yakuza » au dos, un livre sur les trucs bizarres et flippants du Japon, une terrible peluche qui parle, et des lunettes de soleil. Je me suis arrêtée là. On devient vite accro à ces petits jeux, mais les yens, eux, filent à la vitesse de la lumière !

Moshi Moshi bon appétit !

Côté gratuit, je me souviens du concours de tir au but version Captain Tsubasa pour gagner une… boîte de conserve… des légumes, je crois. Ah mais je dis why not ? En ces temps de crise, je tamponne dans les ballons pour récupérer les denrées alimentaires. D’ailleurs, d’autres cadeaux miam miam nous étaient offerts : je suis partie avec plusieurs pots de râmen. Le tout dans un sac AEON. Certains jugeaient ces cadeaux trop cheap. Mais je ne vais pas snober la nourriture, surtout si elle est gratuite x_x. Et le sac est devenu mon précieux sac de courses. Moi je dis bravo.

Le truc rouge, au dessus des râmen, c’est le sac de cosmétiques. Les bouteilles d’eau, c’est mon investissement personnel.

Je suis également repartie avec un beau sac de cosmétiques – un comble, pour moi qui ne me maquille que lorsque je vais sur Jupiter. Ici, pas de roulette, de tir au but ou de quizz. Il suffisait de répondre à un questionnaire. Et, heureusement pour moi, les questions made in Moshi Moshi n’avaient pas forcément de rapport avec le maquillage pur et dur. Et c’est nous qui choisissions quels types de produits mettre dans notre sac offert. J’ai pu donc discuter savonnerie, crème hydratante, baume pour mes lèvres gercées avec l’intervenant japonais – je joue les fières en sortant mes petits mots de japonais. Je m’imagine représenter la France, contribuer au renforcement des liens franco-japonais, bientôt, ambassadrice intergalactique, c’est moi, Mikki France-Japon !

L’interlude culinaire. Les gyôza étaient délicieux !

Moshi Moshi nani ?

A l’intérieur, une grande scène est réservée aux défilés de mode et aux discussions. Côté défilé, nul besoin de comprendre le japonais. On admire les jolis garçons et les belles filles, on applaudit. Certains tentent de prendre des photos, mais c’est interdit ! Des surveillants veillent et interviennent discrètement dès qu’ils aperçoivent l’ombre d’un téléphone portable.

Parmi les modèles, je reconnais la mignonne PECO. Elle a participé à une émission de téléréalité dans laquelle un top-model étranger devait sortir avec plusieurs prétendantes. Objectif : trouver l’amour. L’émission faisait partie du programme 大人のKISS英語 (otona no kiss eigo). Avec Yamapi en présentateur. Ben oui, il me faut bien un (beau) prétexte pour regarder ce genre d’émission.

Pour la partie talk, les organisateurs Moshi Moshi ont fait appel à un présentateur. Sympa et enjoué, il animait le show et faisait la traduction en anglais. Hélas, il ne pouvait tout traduire, et une grande partie des échanges restaient en full japonais : pour qui ne comprenait pas le japonais, ça devenait vite frustrant. Pour moi, c’était un cours de japonais version hard : entre les bruits de micro, les murmures et les privates jokes, c’était concentration maximale pour comprendre un minimum.

Moshi Moshi Party !

Rendez-vous sur la scène extérieure, pour une fin de journée Moshi Moshi fiesta ! Ça commence avec l’impressionnante représentation du groupe Takarabune. C’était magique ! Entre les son du taiko, les danses et les chants, ils nous ont entraînés dans un univers onirique et festif, où les esprits malicieux taquinent les petits curieux.

Après l’excellence de Takarabune, c’est l’euphorie des DJ. Dès 16h30, un mini concert, le « Tokyo Otaku Festival » enflamme la scène extérieure.  DJ POCHI, DJ Sunomono, DJ GANG PARADE… : ambiance pop sucrée et futuriste. La scène est vite prise d’assaut par une horde de fans survoltés. Que des hommes : jeunes, vieux, ils crient leur passion et orchestrent des chorégraphies parfaites.

C’est que les DJ sont des DJettes : charmantes jeunes filles au look de lycéennes, aux robes courtes et aux chorégraphies entraînantes. Tout de même, certaines semblent bien jeunes… Pas de quoi troubler le public, qui crie le nom des jouvencelles. « AYA CHAAAAN !! » Derrière moi, un homme est bien décidé à me perforer le tympan gauche. Il hurle « AYA CHAAAAN !! » D’autres se font la courte échelle pour sauter sur la scène et effleurer du doigt l’une des précieuses chanteuses. Les membres du staff peinent à calmer l’ardeur des hommes. Je compatis.

Je me suis retrouvée loin derrière O_O

La nuit est tombée, et le public crie toujours plus fort. Mais, déjà, le concert se termine. L’ambiance sera encore plus folle le lendemain, avec, notamment, les concerts de Capsule et Kyary Pamyu Pamyu. Malheureusement, je n’y serai pas x_x.  Bye bye Moshi Moshi Festival… Et rendez-vous au printemps 2018, à Shibuya et Harajuku, pour une nouvelle édition !

 

En bref : le point route de Mikki Forever

Le Tokyo Taiikukan n’est qu’à 20 minutes d’Ikebukuro. (chez les Forever, tout part d’Ikebukuro) Prenez la Yamanote direction Shibuya, changez à Shinjuku pour la Chuo-Sobu terminus Chiba, et descendez à Sendagaya. Coût total 170yens (165 avec la carte Suica). C’est le tarif le moins cher è_é.

A toi d'jouer !

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