Tokyo

Tokyo One Piece Tower – souvenirs du roi des pirates

Même pour la fermeture de la Tokyo One Piece Tower, j’ai 10 ans de retard.

Qu’un individu tel que moi pénètre dans la Tokyo One Piece Tower (et deux fois, en plus), c’est une breaking news intercosmique. Je ne suis pas fan de One Piece, mais décide d’accompagner mes collègues, en partance pour le parc à thèmes. Pour la première expédition, ils m’encouragent vivement à faire une mise à jour. Las, je capitule devant le nombre d’arcs à coincer sous mes rétines. Nous sommes alors au printemps 2019. J’ignore alors qu’un an plus tard, un ennemi redoutable et inconnu forcera l’arrêt du Vogue Merry.

A l’abordage !

Je hurle, vocifère et tempête. Où est cet ignoble Akainu, que je lui refasse le portrait !
Mais je ne suis que devant les guichets pour acheter ma place d’entrée, et me déleste de quelques beaux billets de 10 000 yens pour le plaisir (spéciale dédicace Herbert Léonard). Autour de moi, quelques Japonais frétillent par groupes de deux ou en solo. Les portes s’ouvrent. A l’abordage !

One Piece 360

Écran géant et animation 360. Les portes se referment sur le 360 log theatre, une introduction survitaminée animant les grands instants de One Piece. Je me surprends à lever le poing et scander des de concerts avec les héros. On part sur du lourd.

Après l’intro survoltée, passage obligé par l’entrée des stars. Les héros de One piece posent grandeur nature, et quelques yeux vicieux louchent sur les décolletés surdimensionnés de Nami et Robin (Avouez donc, malheureux) (et vous, jeunes filles, suppliez votre auteur qu’il vous rhabille !) Ce musée Grévin de la piraterie fait aussi office de boutique souvenirs. J’y repasserai bientôt déverser toutes mes pistoles.

Portraits de famille

L’on peut tout de même s’interroger sur la propension d’un individu à s’embrouiller dans les lianes du marchandising alors même qu’il ne suit pas la série d’où sont tirées les babioles qu’il achète. J’ai regardé/lu les premières saisons de One Piece en pointillés (dispo France, sur J One et Game one ; au Japon, (notamment) sur Netflix). J’ai tenté le roman de Ace, parce qu’Ace, c’est le feu, et voilà. Impossible cependant de m’accrocher à la saga. L’aventure est pourtant bien là. Mais l’humour me laisse souvent KO. Et les filles ? Mamamiiiia ! J’y reviendrai dans un prochain article.

En attendant, cap aux étages supérieurs. Je cavale avec mes collègues et (re)découvre, dans des séquences ciné, d’autres moments clés de la saga. Et d’autres personnages emblématiques nous attendent au sortir d’un pont psychédélique plongé dans les flammes. Dix fois, nous manquons de perdre l’équilibre. Mais l’épreuve vaut bien d’être surmontée. Nous sommes accueillis par Ace en personne. A cette heure de la matinée, la Tokyo One Piece Tower est très calme, et j’ai tout le loisir de mitrailler le pirate comme la plus pro des photographes. Pas fan de One Piece, mais avec un perso préféré. Tout va bien.

Après 45min de mitraillage intempestif, la seule pause (à peu près) cadrée.
Don’t touch Gold Roger !

Tokyo One Piece Tower medecine

Pas le temps de s’éterniser sur le shooting photo, Brooke nous propulse dans sa maison d’horreur. Mon collègue hurle. Compatissante, je lâche un petit cri solidaire. Les gens, on les préfère quand même vivants.

Chopper nous cueille au sortir de la maison hantée, paniqué. Luffy est malade ! Vite, nous voici courant dans la tour, pour l’aider à concocter quelque breuvage pour soigner Luffy, victime d’une indigestion. Le praticien himself s’embarque dans notre sac à dos, et nous voici crapahutant dans la Tokyo One Piece Tower, à la recherche de quelque pilule à fourrer dans le fessier du futur roi des pirates. Quoique j’ignore s’il s’agit d’une mission de la One Piece Tower ou d’une urgence du J world. Qu’importe : Luffy est guéri ! Mais pas le temps de se réjouir : nous crapahutons aider Robin a déchiffrer des ponéglyphes. Nouvelle expédition dans toute la One Piece Tower, à la recherche des fameuses inscriptions, cachées un peu partout dans la tour. Merci aux fidèles camarades qui nous indiqué un emplacement particulièrement bien dissimulé !

Après ces explorations en terrain hostile, place à la détente avec un jeu d’adresse made in Usopp. Objctif : gagner le masque de Sogeking !

Les vrais sabreurs de la Tokyo One Piece Tower

Après la détente, retour aux choses sérieuses. Zoro nous attend pour un entraînement musclé. (Pardon ? Si j’ai gagné le masque de Sogeking ? Ah, c´est mal connaître mon adresse !) (Comprenez ce que vous voulez).

Trêve de taglioles, Zoro attend ! Pas content, comme d’habitude. « Pour survivre, il faut savoir manier l’épée » maugrée t-il en nous balançant un katana. Les cibles à atteindre ? Des bombes, rien que ça. Le sabreur affirme que si nous sommes rapides, nous pourrons les trancher avant qu’elles ne nous explosent au visage. Mes collègues et moi vidons des hectolitres de sueur dans la panique et la peur. Ou alors, ce sont d’autres fluides, mais l’on ne vous en dira pas plus. Il faut trancher, au risque de se faire catapulter !

Les obus arrivent en attaque massive, et nous faisons tourner nos épées comme Zoro nous demande de le faire. 36 000 bombes tranchées plus tard, le sabreur nous félicite avec un cadeau souvenir. Une grande photo de nous au cœur de l’effort, le visage concentré (ou déformé, au choix). Super cliché. Parfait pour les toilettes. Arnaque ! Les photos sont payantes ! Plus de 1000 yeux (plus 8 euros) pour nos sales têtes ? C’est sûrement un coup de la vile Nami. Non merci pour les photos, tout compte fait. On se préfère en irl, de toute façon.

Tokyo One Piece Tower chaud chaud casino

Aaaah, Nami. La pirate vénale nous attend pour une course aux sous. Course casino, donc rien à craindre niveau exploits sportifs. Bien calés derrière nos sièges, on appuie sur le buzzer pour choper le tiercé gagnant. Nami, elle, sourit avec sa poitrine qui gigote. Les animateurs ont balancé tout leur skill dans cette poitrine surdimensionnée. Point de jalousie mikkiste, rassurez-vous. C’est plutôt l’effroi qui se lit sur mon visage. Des secousses mammaires de cette intensité méritent d’aller consulter sans tarder !

Pour l’instant, un collègue, venu avec son épouse et son jeune fils de 5 ans, ne sait plus où mettre l’œil. Ou plutôt si, mais l’épouse le prendrait mal, il en est certain. L’enfant, lui, a les deux yeux plongés là où vous pensez. Toute sa tête innocente est engloutie dans un monde qui n’est pas le sien, et il admire, fasciné, Nami qui gigote dans son décolleté.

Après tant de mauvaises sensations – et deux défaites au casino – une nouvelle pause s’impose. Direction le théâtre, pour un spectacle réunissant la dream team du Vogue Merry. Luffy, Nami, Sanji et Zoro enchaînent cascades et cabrioles sous l’œil admiratif des moussaillons du jour.

See you

La Tokyo One Piece Tower recèle encore bien des secrets. Des attractions et des portraits héroïques, des énigmes et des pauses gourmandes autour de la gastronomie de Sandy… Mais je m’arrête ici pour le compte-rendu. Les pirates, eux, continuent leur aventures en manga et en anime : Wa no Kuni, nous voici !

Avec tout ça, on pourrait penser que le parc à thème – volerait-il la vedette à la Tokyo Tower ? – est toujours bondé. Mais non : en matinée et jusqu’en début d’après midi, la One Piece Tower est calme. Tellement qu’on a largement le temps de faire toutes les attractions au moins deux fois. C’est qu’une fois le ticket acheté, c’est circulation libre et totale – on peut rester le temps qu’on veut. Les choses se gâtent en fin d’après-midi et le week-end, surtout. Mais ça, c’était avant. La crise du coronavirus frappe le monde entier, et n’épargne pas l’édifice. 31 juillet 2021 : la Tokyo One Piece Tower rentre définitivement au port. Fin du voyage. Et début d’une nouvelle aventure… numérique ?

A toi d'jouer !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :