Sky Circus Sunshine60 : salutations depuis le ciel !

Sky circus sunshine city

« Je vole, Jack ! » (Rose/Titanic)

 

Après le J-World, le Sky Circus ! Mes vendredis se remplissent d’occupations sportives faites de sauts vertigineux et autres prouesses mikkistes.

 

Sky Circus and the view

Quand on pense à la Sunshine City (sise à Ikebukuro est), on pense au Pokemon center, à notre ami, feu le J-World, à l’observatoire Sunshine60… C’est justement cet observatoire qui propose, outre une vue imprenable sur Tokyo, des attractions vous plongeant dans une autre réalité.

Mais avant d’aller dans l’espace, on prend l’ascenseur. C’est peut-être la première attraction ! Direction le 60e étage, en son, lumière et vitesse (attention aux oreilles !). C’est l’ascenseur boîte de nuit du Sky Circus. Arrivées sur les lieux, on squatte un peu avec Doraemon. Quel meilleur ambassadeur que ce chat venu du futur, pour nous présenter les lieux ? Le Sky Circus se dévoile de pièce en pièce, tantôt kawaii-pop, tantôt contemplatif et onirique. Une salle de verre nous fait traverser les saisons. Le sol, les murs, le plafond se teintent de blanc. Bientôt, une pluie de sakura tombe, avant l’automne et ses belles feuilles d’érable.

 

Sky circus sunshine city
Le printemps vient.

 

D’autres espaces sont dans cet esprit mignon et ludique. On se regarde dans des miroirs déformants, on découvre de petits objets nichés dans les murs colorés.

 

Sky circus sunshine city
Ambiance disco pop, je valide.

 

Et la 3D, alors ? Patience, elle arrive. On s’ambiance d’abord en vidéo.

 

 

Swing coaster

Toutes sur la balançoire ! Je suis ma fidèle acolyte, qui s’est déjà rendue au Sky Circus. Assises sur notre balançoire,  casque de réalité virtuelle sur la tête, pieds dans le vide, on fait un petit tour dans Ikebukuro. A la vue du paysage en 3D (ne t’attend pas à un visuel de ouf), l’on pourrait protester. Mais non. On crie.

J’ai hurlé. C’est comme une attraction genre loopings, sensations fortes et tutti quanti.  L’on est très mal à l’aise sur son petit bout de balançoire, et la réalité virtuelle accroit cette sensation – on est propulsées dans le ciel, on tombe, soudain, prêtes à s’écraser sur le sol. J’ai crié des AAAAH ! NOOO ! MASAKAAAA ! HIIIII ! Un vrai concert philharmonique.

 

Tokyo Bullet Flight

C’est pour lui que ma collaboratrice venait. Tu es dans une sorte de catapulte ou de fusée. Le titre présente parfaitement l’attraction : j’ai vraiment eu l’impression qu’être une boulette qu’on catapulte. L’expression « chair à canon » prit tout son sens, à ce moment-là.

Les sensations sont encore meilleures que dans le Swing coaster ! Je vole, Jack, Shiryu, Trunks, Vash, Kenshin, Kuranosuke, Asran ! J’espère que tu connais tous les braves gars que je viens de citer.

J’ai peut-être hurlé encore plus fort que lors du tour en balançoire. C’est hallucinant, de sentir que tu ne contrôles plus rien. C’est grisant, de te voir voler. Et qui dit voler, dit « départ ». Il me faut vous parler du départ, lui aussi, en mode « canon ». Certaine d’être dans Gundam, j’ai rugi : « parée au décollage » ! C’est ce qu’on appelle « être à fond ».

 

Ultra Reverse Bungee Jumping VR

On termine avec une autre promenade à haut risque. A voir les confortables sièges qui nous attendent, ma collaboratrice et moi nous disons que ça va être comme au cinéma. Une petite réalité virtuelle gentillette, avec un peu de chatouilles pour les épices. D’autant plus que, contrairement aux autres attractions, nous ne sommes pas attachées. Rien. Pas même un morceau de corde, un petit bout de ficelle. Que dalle.

 

Sky circus sunshine city
Sérieux, y’a même pas un lambeau de ceinture de sécurité ?

 

J’ai crié.

J’ai crié, encore ! Il faut que je sorte un disque de métal ou d’opéra. J’ai réalisé que j’avais du coffre, ce jour-là. Comme dit plus haut, il s’agit encore d’un voyage dans les airs. Un voyage à cent à l’heure, où l’on quitte littéralement la Terre. J’ai cru à plusieurs reprises tomber de mon siège, tant la réalité virtuelle me montrait que, oui, je suis en train de tomber ! C’était vraiment génial. Une petite ceinture de sécurité ne serait cependant pas du luxe.

 

Le juste prix

Moi qui disais du feu J-World « dis donc, c’est cher ! », que dire du Sky Circus ? 1200 yens l’entrée – donc, juste pour l’observatoire et les salles rigolotes/mignonnes + environ 500 yens par attraction. L’addition monte vite. Heureusement que j’ai pu bénéficier du tarif étudiant (900 yens de base) : en ce moment, il descend à 450 yens ! Si vous êtes sur Tokyo et que vous avez un visa étudiant, profitez-en !

Je ne vous parle même pas du coin restauration/hydratation qui fait disparaitre les quelques pièces qu’il te reste.

 

On y va ?

J’ai zappé l’activité dinos et le truc d’horreur. Avec l’imagination que j’ai, je cauchemarderais des jours durant, sans parvenir à m’échapper de cette réalité virtuelle. Vous lisez l’article d’une fille qui se prend pour une goule quand elle lit Tokyo Ghoul. Donc. Bon. Problème.

Alors, on y va ? Mais oui ! Je suis contente d’avoir découvert le Sky Circus. J’ai fait toutes les attractions que je voulais faire (pour ne pas avoir à y retourner ?) (casanière !) (pauvre, oui !). Le Sky Circus est comme une parenthèse adrénalino-féérique, dans la frénésie consumériste du complexe commercial Sunshine City.

 

Sky circus sunshine city
La vue depuis l’observatoire. Ambiance City Hunter !

 

Le cri

Alors que nous arrivons à la fin de cet article mikkiste, il me faut vous préciser une chose importante. Concernant mes cris. Nos cris, car ma collègue hurla au moins autant que moi.

Ce vendredi soir, il y avait très peu de monde. Pas de temps d’attente pour les attractions. L’endroit lui-même est discret, modeste, intime. Imaginez donc le raffut de ces deux filles sur la balançoire, les hurlements de ces deux filles dans la catapulte, les vociférations de ces deux filles sur le fauteuil.

Imaginez. Un peu. Dans une petite pièce quasi vide. Sous les regards du gentil staff et des gentils visiteurs japonais.

En bonnes sociologues, nous avons observé – après notre passage sur la balançoire – un groupe de quatre japonais (deux femmes, deux hommes), s’essayer, à leur tour, à l’activité.

Les quatre individus émettent un léger « wow » en début de parcours. Nous suivons leur trajet grâce à un écran placé en face de nous. La vitesse s’accroit, leur calme redouble. Leur bouche s’étire, c’est un mince sourire. Fin du parcours. Alors que le staff leur ôte leur casque de réalité virtuelle, ils se regardent les uns les autres : « c’était super, non ? »

La classe. Tout est dans leurs yeux qui pétillent. Les cris, la joie, l’expérience commune. Mais à l’extérieur, c’est le contrôle et l’impassibilité. Waw. Je n’ose imaginer comment ils ont considéré ces deux folles qui s’étouffaient dans leurs hurlements. Pour le bien de ma conscience, je me dis que je leur ai offert un aperçu de mon futur disque de métal symphonique.

 

Les infos en plus

Nom japonais : スカイサーカスサンシャイン60 展望台/ Sukai sa-kasu sanshain60 tenboudai/Sky Circus Sunshine60

Heures d’ouverture : 10h-22h

Tarif d’entrée : 1200 yens

Tarifs réduits :

900 yens pour les étudiants (lycée, fac, établissements techniques)

600 yens pour les enfants (primaire et collège)

300 yens pour les tout petits (4 ans et plus)

Liste de toutes les attractions ici (avec les tarifs).

Adresse : Sunshine 60, 60ème étage. 3-1 Higashi-Ikebukuro, Toshima-ku, Tokyo

Site officiel (anglais) : http://www.skycircus.jp/english/

Accès : depuis la station Ikebukuro, prenez la sortie est, direction « Sunshine City ». Marchez quelques minutes : c’est toujours tout droit.

A toi d'jouer !

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