Voyage au Japon : par quel visa commencer ?

« Je sais que tu le sais » (Van Fanel/ Vision d’Escaflowne)

 

Septembre. La rentrée. Les (bonnes) résolutions. Quoique, vous pourriez très bien être tentés de verser dans le mal. Libre à vous d’aller fleurir votre casier judiciaire. Ne comptez pas sur moi pour vous représenter à la barre !

Septembre, donc. Alors que les uns sont retournés sur le chemin scolaire, d’autres ont emprunté celui du travail. Et vous ? Vous vous demandez peut-être : « pourquoi ne pas aller au Japon ? » Premier voyage ou non, PVT ou visa étudiant, vos neurones flambent dans le volcan dans visas et votre petit cœur intrépide danse la lambada.

 

Y’a-t-il un ordre à respecter pour bien vivre son aventure Japon ?

 

 

Commencer dans l’ordre ?

Lorsque je préparais mon PVT, je fus frappée par la polémique autour de la question. De blogs en forums, le tout Internet se passionnait pour l’ordre et la bonne marche.

« Il faut d’abord commencer avec un « visa » touriste » Ensuite, on prend le visa étudiant. Enfin, le PVT. Et après, le travail, l’épouse ou l’époux, où les trois en même temps, les épousailles sur un papier de mairie, le moutard mijoté à l’arrière d’une voiture de prêt.

Ce schéma semble être le plus répandu (avec l’option moutard, oui). Il a l’avantage de rassurer : partir en touriste, c’est se frotter tranquillou au monde nippon. Si l’on aime, tant mieux, on pourra envisager un séjour plus long. Si l’on n’aime pas, tant mieux, on n’aura pas converti toutes ses pistoles en yens. Pour les défenseurs de cette théorie, choisir un autre visa (études, PVT) peut s’avérer dangereux, surtout s’il s’agit d’un premier voyage : risque de faire naître de mauvais souvenirs, de ne pas faire tout ce que l’on voudrait etc.

 

 

Voici donc ce que j’ai lu, alors que je m’embarquais pour le PVT, version « mon premier voyage au Japon ». Imaginez donc le choc de mon petit cœur, qui palpitait déjà bien assez fort. Que de gouttes de sueur versées sur mon col de chemise ! Allais-je renoncer à mon PVT pour suivre la jurisprudence blogiforomiste ?

C’est mal connaître Mikki Forever. C’est mal vous connaître, vous.

Souvenez-vous de la célèbre méthode TSPAPA. N’oubliez pas l’examen de l’échelle de Rambo. Vous savez que vous savez. Il faut commencer par là.

 

 

Je sais que tu sais

Que vous partiez d’abord en PVT, en visa étudiant, en touriste, en visa de travail : qu’importe, il n’y a pas d’ordre particulier à suivre. L’important est de vous connaître, assez pour choisir le type de visa qui vous correspond le mieux. Je suis une juriste-psy, oui.

 

Le pass sécurité : « visa » touriste first

Si vous êtes du genre à trempoter votre orteil gauche sous l’eau, avant de vous jeter sous la douche, le mode touriste est un bon plan (selon votre nationalité, il n’y a pas forcément besoin de visa). Vous êtes du type « sécurité », option « je zappe et je mate » de Passi.

 

Le pass découverte : visa PVT first

Vous êtes du genre frileux, mais ça ne vous empêche pas de prendre de la glace en hiver : intrépide ! Vous pouvez même carrément défier Rambo sur ses terres. Fourchette, sac à dos et baskets, à vous l’aventure ! Le PVT est fait pour vous. Et, entre deux balades, vous poserez votre sac pour récurer le plancher d’un resto de ramen. Il faut bien financer vos escapades !

 

Le pass apprentissage : visa étudiant first

Vous êtes du genre à faire du karaoke en VO, alors que vous ne connaissez pas la VO ?  En extase devant les kanji (attendez un peu, hein), émerveillés devant un « 何/nani/quoi !? » Vous sentez que, oui, plus tard, vous ferez quelque chose en rapport avec le Japon, Ou, tout simplement, vous avez envie d’apprendre la langue ? Le visa étudiant est pour vous. Ainsi plongés dans le grand bain, vous progresserez rapidement.

 

 

L’exemple de Mikki Forever

Comme dit plus haut, mon premier voyage au Japon s’est fait en PVT. Bilan positif !

Conseils mikkistes :

Allez-y avec le regard neuf (je vous en parle souvent, du regard neuf, oui, il faut lire, toi, là !). Allez-y sans rêves particuliers, sans attentes précises. C’est une page vierge que vous écrirez lorsque vous serez là-bas.

Profitez de la moindre occasion pour être au contact des Japonais : allez dans leurs shops, arpentez les ruelles, parlez aux commerçants, inscrivez-vous dans des clubs/fréquentez une communauté : sportive, artistique, religieuse etc. Chrétienne, j’ai cherché, et trouvé une église protestante, à Tokyo. C’est en intégrant des groupes que vous verrez des Japonais, et que vous aurez l’occasion de nouer des contacts, et, pourquoi pas, des amitiés.

 

Avec modération, la boisson, les loups ~

 

Venez au Japon avec quelques rudiments de la langue. Vous constaterez combien les Japonais se détendent, lorsqu’ils voient qu’ils peuvent communiquer un minimum avec vous… Ce qui est logique, en même temps x_x. C’est plus simple quand on parle la même langue. Nous-mêmes, beaux français héritiers d’Oscar, galérons dès qu’il s’agit de dire trois mots dans la langue d’Henri VIII. Le roi d’Angleterre et d’Irlande. Je dis ça au cas où tu ne sais pas. Loin de moi l’idée d’insulter tes connaissances historiques. Nous sommes unis par le même neurone bernien, après tout.

 

Commencer par les junbi (準備 /préparation)

RA-SSU-REZ-VOUS. Tout ira bien, que vous optiez pour le visa tourisme, le visa étudiant, le PVT, ou un autre visa. Si vous êtes du genre à angoisser, faites un tableau et écrivez ce que vous aimez, ce que vous n’aimez pas ; ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire.

Par exemple : choisir un vol avec escale ne vous dérange pas ? Oui/non, impact sur votre budget Japon etc.

On reviendra la semaine pro sur ce fabuleux tableau récapitulatif voyage Japon !

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