Livres

Comment j’ai crée Captain Tsubasa ! by Yôichi Takahashi

En vrai, dans Captain Tsubasa, le meilleur c’est Jun Misugi.

! Nouveau rendez-vous !

Le vendredi, on lit avec Mikki.

Invité du jour : Yôichi Takahashi !

Mon premier tome de Captain Tsubasa fut le n°3. Parce que pourquoi commencer par 1, quand on peut commencer par le 3 ? Parce que le premier volume n’était pas disponible, et que je voulais lire maintenant. Troisième tome acheté, lu, et relu (en J’ai lu !!), jusqu’à en connaître les meilleures répliques. Le tome 1 est toujours en transit quelque part dans l’espace vortex. Il arrivera bientôt avec le volume 2, et tous les autres. Goal.

L’homme derrière Captain Tsubasa

1981. Il a 20 ans, lorsque son manga – aujourd’hui mondialement connu – débarque dans le Shônen Jump. Yôichi Takahashi se raconte dans une autobiographie toute en simplicité et en humilité. De son enfance modeste à ses rêves de vie, de ses débuts difficiles à la coupe de la victoire.

Une coupe difficile à garder : les combats sont rudes pour maintenir son rang dans l’écurie Jump. A ses côtés, Takahashi trouve Akira Toriyama (Dr Slump; Dragon Ball, DBZ), et bientôt, le duo BURONSON/Hara (Hokuto no Ken/Ken le surviant), ou encore, Hirohiko Araki (JoJo Bizarre Adventure). C’est la lutte pour la survie.

Le système de votes (toujours d’actualité) est implacable. Comment tenir en haleine les lecteur-ice-s ? Comment, avec seulement quelques chapitres, susciter l’intérêt, au moins jusqu’au prochain magazine, et après, jusqu’au prochain encore ? Le jeune Takahashi sait où il veut aller, mais la dureté du monde de l’édition le fait, plus d’une fois, douter.

Loin d’avoir eu le parcours idyllique qu’on lui prétend, l’auteur de Captain Tsubasa a connu bien des jours sombres. Il n’a cependant jamais abandonné ses rêves. Aujourd’hui encore, il continue de s’investir à 200 % dans ses passions. Ses nouveaux projets ? Le revival de Captain Tsubasa : la série revient en force et s’adapte à son époque, avec, notamment, un nouvel anime et un anime comics. Tsubasa forever ! Mais le meilleur, c’est Jun Misugi. Je le répète, car c’est important.

Humilité

C’est ce qui frappe, à la lecture de l’autobiographie. Qu’on soit fan ou non de Captain Tsubi, impossible de ne pas ressentir l’humilité de l’auteur. Yôichi Takahashi revient en toute modestie sur son parcours, estimant être quelqu’un « dans la moyenne ». Né dans une famille qui « ne roule pas sur l’or », mais coule des jours heureux. Reconnaissant envers ses parents, qui lui transmettent le goût de l’effort. Passionné de sport, notamment de baseball. Un garçon sans histoires. Un adolescent sympathique. Un homme généreux. L’on comprend mieux le caractère de son héros, Tsubasa. Les coups durs, Takahashi les encaisse, tout en confiant que certains blessent plus que d’autres. Mais, comme son héros Tsubasa, il continue le combat.

Perfect Captain Tsubasa ?

OK. Je sais ce que vous allez me dire. « Tsubasa, trop invincible » « overcheaté » « surréaliste » « vision idéalisée du foot ». C’est bon, abaissez vos pancartes. Yôichi Takahashi sait bien qu’entre Tsubasa et Messi, y’a les Panama papers. Et quand il compare les deux joueurs, c’est uniquement sur le plan sportif, et encore (Messi a sûrement dû négoc’ pour avoir l’excu). Et quand il prend la pose avec Mbappé, il sait bien que le joueur a le salaire qui level up tous les quarts d’heure (j’abuse, ok). Les dérives de l’argent, le racisme, le sexisme, les abus sexuels, les transferts chelou, la corruption, le chantage, ça vous met en pétard toute la clique de Matsuyama. Avalanche sur la Fifa ! Tir du tigre et feuille morte dans les tibias !

Trop lisse, Captain Tsubasa ? D’accord, c’est pas un Cash investigation, mais le manga parle aussi de sujets graves. Quand Aoi débarque en Italie, c’est pas la joie. Idem lorsque les jeunes espoirs japonais disputent leur première compétition internationale. Tsubasa avait la rage, oui ! Takahashi parle du racisme et inflige une bonne leçon aux cerveaux étriqués. Les héros triomphent grâce à leur art. Le mangaka redonne ses lettres de noblesse au foot. De là à transformer Tsubi en lanceur d’alerte, n’abusons pas.

Toujours croire en ses rêves

Humilité, générosité, et passion. Comme son héros, Yôichi Takahashi va jusqu’au bout de ses rêves. Et même s’il n’arrive pas toujours là où il aurait voulu aller, il essaie, et ressort grandi. Le « ganbarimasu » (頑張ります/persévérer, faire de son mieux) si cher aux Japonais n’a jamais autant raisonné que dans cette autobiographie. Croire en ses rêves. Faire de son mieux. Ne rien lâcher. Donner le meilleur de soi-même. Les paroles de l’artiste sont un super coup de boost. Le mangaka nous encourage, et ses mots vont droit au cœur.

« Comment j’ai crée Captain Tsubasa! » une autobiographie à lire et relire, pour un vrai level up. On se dit à mardi prochain, pour une nouvelle chronique mikkiste. En attendant, je vous laisse avec Yôichi Takahashi himself.

« Comment j’ai crée Captain Tsubasa » – l’autobiographie de Yôichi Takahashi – éditions Omaké books.

A toi d'jouer !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :