En moins bien ~ les losers ont toujours la hype

Mikki Forever les lectures de l'été

« La vie, elle a bien fermé sa gueule. » (héros)

 

J’ai flashé sur le titre.

Comment vous choisissez vos livres ?

Je passe des minutes graves en librairie, furetant dans les allées, certaine que tout ça, c’est à moi. Je fais la fiérotte. Après je tourne le livre et regarde le prix. Réflexe de pauvre.

Là, je suis passée par Le bon coin car c’était vraiment le désert du portefeuille. Des livres à 2 boules, tu dis OUI. Mais les minutes passent pas pareilles qu’en librairie. C’est moins organique.

 

Le type sans nom

Le type sans nom est un loser. Un bonhomme. Un gars qui boit beaucoup et qui bosse un peu. Il tombe amoureux et se dit qu’une femme, c’est quand même mieux que la picole. Quand on boit, on oublie. Emma, sa femme, donc, il va pas l’oublier.

Faut qu’ils fassent un truc pour le mariage. Lune de miel, voyage inoubliable, tout ça. L’Amérique. Sandpiper.

Moi j’ai lu « Sand-deeper », au début. Lose. Ça sonne bien « Amérique », j’ai trouvé, quand même. Option sable, cocktails, bars, plage etc. Y’a des gens, des gens bizarres, des sympas-bizarres, des bizarres pas nets, des glauques, des biches, des gens qui se marient.

On pense que c’est peut-être ça, les jours heureux. Avec les gens qu’on aime, les potes de toujours, les inconnus qu’on rencontre, le goût des vacances. Mais rien ne se passe comme prévu. Hein, mister héros-lose ?

 

 

En moins bien, Arnaud le Guilcher

 

C’est moins bien ?

Je sais pas. L’histoire est dingue. Le type te parle, son cœur danse la zumba. Tout part en vrille, et les gens et la ville. Une dinguerie.

Le style d’Arnaud Le Guilcher, l’écrivain, est dingue. C’est direct, c’est cynique, c’est bam, bam bam ! Qui comprend les onomatopées ? On devrait parler plus en onomatopées. En japonais, y’en a plein et c’est top. Ça devrait être bien. Ça devrait être top ! C’est pile ma cible, mon mood !

Mais non. Aaaah, les doigts s’embrouillent sur mon clavier é_è. Sérieux, je suis allée checker sur Internet, j’ai la pression, genre, c’est THE livre encensé par la critique. J’ai même vu la bio d’Arnaud Le Guilcher sur Babelio !! (même pas Wiki, j’suis une vraie, moi !).

C’est comme quand tu vas au musée, et que t’as pas compris l’œuvre d’art. T’es gêné-e tu sais pas quoi dire. Tu devrais kiffer mais y’a un truc qui te retient, et tu sais pas quoi.

C’est peut-être moi qui suis moins.

 

Au bonheur du loser

Les histoires de loser, c’est mon truc, pourtant. Et, au début, j’étais à fond. Après, c’était moins, et je sais pas pourquoi. Un peu comme quand j’ai lu H2, de Mitsuru Adachi. Y’a eu un coup de mou, et après bam, accélération, pour un final en mode « euh… non. ».

Là, c’est pareil. Gros freinage dans la 1e moitié de lecture. Accélération-engouement vers le milieu et l’après-milieu (qui comprend « l’après-milieu ? »), et la descente en mode : « nooooo ! ».

 

Y’a un truc qui s’est pas fait entre En moins bien et moi. Je te relirai peut-être pour qu’on mette les choses au clair, qu’on cause proprement, quoi. Les ruptures sales, c’est pas bon. Surtout que c’est l’été ! (Genre y’a une saison pour rompre).

Le roman se lit vite, tranquille, penardo sur la terrasse ou à la plage. Ah, tiens, la plage ! Lisez-le là, vous verrez plus vos potos d’été/de camping playa de la même manière.

Option picole raisonnable : eau, citron, à la rigueur, allez, Ginger Ale, soyons fous !

 

La fiche technique

Titre : En moins bien

Auteur : Arnaud Le Guilcher

Editeur : Stéphane Million éditeur, 2009

Genre : loser road-movie, bad trip, wtf

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