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Fière d’être moi-même – le tuto de Gaëlle Prudencio

C’est un peu comme le « forever qui, forever me ! » (#moimeme)

Cheffe d’entreprise, fondatrice de la marque Ibilola, créatrice de contenus, blogueuse, mannequin… la créatrice Gaëlle Prudencio écrit une nouvelle page de sa vie avec son premier livre Fière d’être moi-même. J’ai découvert le blog de Gaëlle lors de mon premier voyage au Japon. A l’époque, j’avais parfois besoin de détendre mes pupilles épuisées par l’apprentissage intensif du japonais. J’ai tout de suite accroché à son univers : de l’humour, de la sympathie, des mots qui font réfléchir… Fière d’être moi-même est à cette image. Bienveillance, bons conseils, body posi et feel good !

A la vie et aux rêves

A la voir rayonner sur Insta, on pourrait penser que la belle a eu un parcours doré : Mais comme Yoichi Takahashi confiait ses difficultés avec humilité, Gaëlle Prudencio a rencontré bien des épreuves sur son chemin. Succes story, non, mais parcours de vie, avec ses virages et ses lignes droites, ses pentes et ses bosses, des murs qui se dressent et forcent l’arrêt. Mais Gaëlle avance pour vivre ses rêves.

Comme dit Tonton, dans l’anime Lucile amour et rock’n’rock (Aishite knight) : « Il faut vivre ta vie, pas un rêve de vie. » qui se souvient de ses paroles ô empreintes de sagesse de ce cher Tonton Duronchon (Shigemaru Mitamura en vo !!). Râleur, mais bon conseiller ! Yoichi Takahashi aussi parlait de l’importance de vivre ses rêves. Gaëlle Prudencio l’a fait, et encourage chacun-e a repousser les portes et fracasser les murs. Non aux injonctions et aux influences négatives. Plus facile à dire qu’à faire, OK. Heureusement, la vie, c’est pas un rallye. Avançons à notre rythme sur le chemin de la vie.

Moi-même avec les autres

On a beaucoup parlé de charge mentale, durant le confinement. Les femmes ont été particulièrement exposées – après la double journée de travail des femmes actives-mères de famille, la journée sans fin de ces mêmes femmes, façon « enfermées avec toute la famille« . Et même lorsqu’on vit seul-e, et même lorsqu’on est enfant. La pression sociétale explose à la figure, blesse et le corps et l’esprit.

Pour Gaëlle, se sont les remarques sur son poids. Petites phrases balancées entre deux cours, à la place du « bonjour », pour amorcer la conversation ou la terminer. Je me demande souvent ce qui germe dans tête de ces agresseurs d’un jour (ou plus, l’espèce a ses récidivistes).

Gros n’est pas un gros mot. Il est hélas jeté sur la place publique depuis des lustres, tordu, écrasé, déformé. On lui accole tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi). Attention : ce qui suit n’est pas une breaking news. C’est juste le quotidien de beaucoup : les gros-ses font du sport, voyagent, portent de la couleur, du moulant, vivent leur meilleure vie, heureuse et au top de la forme. Et tutti quanti, parce que le bonheur se compte à l’infini.

Le/la médecin du pas de la porte

« Mais c’est pour la santé ! » se justifient-ils. L’inconnu du coin est devenu médecin. Le monde entier est une IRM qui scanne le moindre bourrelet suspect. Et quand les vrais médecins s’y mettent, c’est la cata. Dans son livre, Gaëlle revient sur cette grossophobie hélas ordinaire. Comme si les gros-ses attendaient qu’on le leur dise, émission TV et passage en sous-vêtements à l’appui. On pousse la porte de l’ophtalmo pour un check de la vue et on repart avec une ordo sleeve. On vient chez le/la généraliste pour un rhume, on repart avec une ordo sleeve. Le nez coule toujours. La myopie s’aggrave. Celle des autres, surtout.

Personne n’aurait l’idée de railler un malade. Personne n’aurait l’idée d’encourager quelqu’un à tomber malade. L’obésité est une maladie chronique. Mais on en fait un show télé. L’humain n’est plus. Reste le corps déshumanisé dans le regard d’autrui. Il faut m’expliquer où, quand et comment le train à déraillé.

Et lorsque Gaëlle et d’autres se lèvent contre ces violences, on les taxe de faire l’apologie de l’obésité. Gaëlle préfère en rire. Franchement, qui va te dire « hey, come on! » Bien sûr, ce n’est pas non plus une raison pour accepter l’humiliation. Le poids, la taille, la couleur des yeux, des cheveux… servent à décrire, pas à définir. Revenons aux bases, et cessons de prêter aux mots des définitions qu’ils n’ont pas. On a tous et toutes notre place. C’est ça, le body posi. La bienveillance. Loin du love yourself acharné – le sourire qui tire parfois la gueule, on connaît – le mouvement body positive encourage à être sympa avec soi, sans pression. Y’a des jours avec et des jours sans. On fait au mieux au quotidien, tranquillement.

Maintenant moi-même

Pourquoi attendre, quand on peut le faire tout de suite ? Mon neurone procrastinateur percute les encouragements de Gaëlle. Revenant sur ses années de lutte, la créatrice fait le bilan : on vit, non ? Alors, vivons ! Pourquoi repousser à demain ce projet pro, cette reconversion, ce nouvel apprentissage, l’enfilage de ce pantalon, ce cours de hip-hop en visio, cette soirée masquée zoomée (gestes barrières, hein) ? Une taille au dessus, une taille en dessous : le bon vêtement, c’est celui qui te va, et c’est tout. Sages conseils de la cheffe d’entreprise, qui livre, en bonus, ses tutos pratiques pour faire la paix avec soi-même.

Dans le même esprit bienveillant que son blog et ses réseaux, Fière d’être moi-même est un concentré de bonne humeur, de réflexions qui touchent le cœur, d’humour, de conseils pratiques, en toute simplicité. Un premier livre body positive qui parlera à toutes et tous !

Fière d’être moi-même, de Gaëlle Prudencio – éditions Leduc.

A toi d'jouer !

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