La Ballade de l’impossible

Mikki Forever manga lectures de l'été

« Le souvenir est quelque chose de bien curieux. » (Watanabe)

 

Watanabe se souvient.

Il était adolescent. Il aimait Naoko. Elle sortait avec Kizuki.

Ils sortaient souvent à trois. Entre amis.

Mais Kizuki s’est suicidé. Ne restent que les souvenirs douloureux. Des bouts d’adolescence qui collent à la peau, se déchirent, et font mal.

Watanabe poursuit ses études. Il fait la connaissance de Midori, jeune fille énergique, à l’air désinvolte. Mais elle aussi cache des blessures qui cicatrisent mal. Et Naoko ? Elle revient soudain, comme un mirage. Ou alors, c’est la réalité. C’est encore plus douloureux.

 

Les lamentations de l’adolescent

Chef d’œuvre de l’écrivain Haruki Murakami, La Ballade de l’impossible est comme une douce et longue complainte. L’on suit le chemin d’adolescents, avec leurs peines, leurs interrogations, leurs petites joies. Leur errance, surtout. On les voit vagabonder sur un fil, au dessus du monde, et l’on craint qu’ils ne chutent.

J’ai chuté.

 

 

Haruki Murakami La Ballade de l'impossible

 

La ballade et les souvenirs

Vendredi 24 août 2018 – 16h29.

Je suis une maniaque de l’heure grâce au forever padre.

J’écris en flux tendu, planification dans une heure maximum, j’ai des choses à faire, réviser mon japonais, par exemple. Par exemple.

Ayant miraculeusement terminé la journée à midi, j’ai erré à la librairie, reluqué les livres, rien ne me plaisait !

Murakami, donc.

J’ai chuté, oui.

 

La fin de la ballade ?

C’est comme avec En moins bien. Devant les commentaires élogieux, j’éprouve quelque culpabilité à l’écrire. Je ne suis pas entrée dedans !! Dès les premières pages, Watanabe, Naoko, Kizuki, c’est pourtant un trio intéressant et sympathique. Même après le suicide de Kizuki, je sais pas, y’a un truc qui n’est pas passé.

Il parle, Watanabe. Beaucoup. Son cerveau parle beaucoup. Je me suis surprise à penser : y’a pas de dialogues ? Si, y’en a. Un peu. Et alors ! Suis-je quelqu’un qui ne peut lire que des dialogues ? Je suis sotte et ne comprends rien ?

Watanabe pense. Il raconte. Ses doutes, ses douleurs. C’est triste et violent, parfois. Comme s’il n’y avait plus rien à part le quotidien vide. Des réflexions, les impressions, comme une peinture impressionniste, le temps flou, le vague et l’espérance. C’est pour moi, c’est mon truc, pourtant !

Je suis dure et n’éprouve aucune sensibilité. Je ne suis pas sensible !!

Non, non. Allez, relisons.

 

A demain, Murakami

Murakami Haruki. Depuis le temps que je voulais le lire ! J’me suis dit : La Ballade de l’impossible, banco haricot, c’est pour moi. Qu’est ce qu’il ne va pas avec mon cerveau ?  Mon corps peut-être ? Il se ramasse sur lui-même, se coince sur un bout de terre, et il pense que c’est la vie. Relisons !

Y’a un truc qui s’est pas fait. Je suis peut-être sans cœur. Ça m’inquiète. Watanabe et Naoko survivent mal, Midori s’agrippe aux lambeaux de vie, et j’écris que ça m’ennuie ? Non mais oh !

L’été se termine et je reste en plan. J’essaierai peut-être de relire La Ballade de l’impossible. J’achèterai un autre roman de Murakami. C’était peut-être pas le bon coup, cette fois-ci. Ça arrive. Quand on se loupe, on retente. On essaie. On vit.

 

La fiche technique

Titre original : ノルウェイの森 (noruwei no mori)

Titre : La ballade de l’impossible

Auteur : Haruki Murakami

Editeur : 10|18, 2011 (première édition française en 1994)

Edition japonaise : Kodansha, (première édition en 89)

Genre : drame, société, errances et rêveries

A toi d'jouer !

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