Pas simple de s’appeler Violette avec un profil de baobab

Mikki Forever les lectures de l'été

« Moi, la parole, c’[est] comme l’aspirine, je ne la [prends] qu’en cas de nécessité. » (Violette)

 

Le beau baobab à la rose

Et donc, Violette est grosse.

Elle nous le balance d’entrée, histoire qu’on ne l’ennuie pas avec ça.

En même temps, ça se voit. Et donc ?

Et donc, Violette est grosse, et ne se résume pas à ça. Elle parle peu, parce qu’il n’y a rien à dire. Tout le contraire de sa sœur Rose, qui envahit l’espace avec sa petite bouche, comme si une minute de silence, c’était la mort.

Rose est belle. Elle se tortille dans son petit jean, son petit top, tout est mignon chez elle et attire les beaux mecs. Violette vieillit dans ses bourrelets et n’attire personne.

Les gens n’aiment pas les grosses. Ils ne les aiment qu’en copines.

Violette rumine. Vacances !!

Son employeur lui emboîte le pas : licenciement !!  Voici notre honnête blanchisseuse, condamnée à l’errance sur la route du chômage. C’est sans compter sur la jolie Rose, qui l’invite dans sa nouvelle demeure : l’hôtel de la plage, tenu par son nouveau (énième !) fiancé (mais c’est le bon, cette fois, hein…)

Les vacances commencent, pour notre Violette. Des vacances mouvementées, au milieu des clients bavards, des clients bizarres, des gens furtifs, des gens louches, avec des mouettes et des bières pression, sur fond de rock années 60 !

 

Pas simple de s'appeler Violette avec un profil de baobab

 

 

Ambiance 60′

C’est les vacances ! Le roman de Martine Gengoux est comme une chouette série d’été, une douceur de l’après-midi. Il se lit facilement. Violette fait tout pour rester loin des gens, mais se retrouve au cœur de tous les problèmes ! Si elle parle peu, elle pense beaucoup, et avec humour ! Martine Gengoux décrit bien les relations familiales, les jalousies, les complexes. Bien qu’ayant vécues à deux, Rose et Violette ne portent pas le même regard sur leurs parents. Elles se sont construites ainsi, et il est bien difficile, pour notre héroïne, de plonger dans l’océan rock de l’hôtel de la plage… Mais les barrières, c’est fait pour être fracassé. Ou on saute au dessus. Ou on rampe en dessous.

Il y a toujours quoi faire, à l’hôtel de la plage.

 

A lire penardo dans son transat, option Jinger Ale, glace à la pistache et chouquettes ~

 

La fiche technique

Titre : Pas simple de s’appeler Violette avec un profil de baobab

Autrice : Martine Gengoux

Editeur : L’Aube, 2017

A toi d'jouer !

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