Yoshitaka Amano, la biographie officielle

« Il y avait des pots de couleur, surtout du noir, du rouge, et de l’or. […] ce sont ces trois coloris qui reviennent le plus dans mes œuvres. » Amano

 

Yoshitaka Amano, peintre à la renommée internationale, se livre dans une biographie riche et passionnante. C’est l’histoire des trois couleurs primaires de l’artiste…

 

Le miracle de l’artiste

Lorsque l’on parle de Yoshitaka Amano, impossible de ne pas s’exclamer : Final Fantasy ! Si la Amano’ touch a profondément marqué la licence du jeu vidéo, le peintre propose une palette de couleurs bien plus large.

Entré, dès 15 ans, dans le monde professionnel – il a travaillé au sein du grand studio Tatsunoko –  Yoshitaka Amano a cultivé un style unique, facilement identifiable. Un trait fin, presque tremblant, par moments, des courbes qui envoutent, des corps longilignes, des êtres fantomatiques.  Une ambiance sombre ou inquiétante. Quelque chose de triste et de mystérieux. Du noir, du rouge, de l’or. Et du multicolore. La couleur explose et enchante. Dès le milieu des années 80, il donne corps à l’ensorcelant Vampire Hunter D. Dans les années 90, ses œuvres sont publiées dans de grands magazines comme S-F Magazine et Shishiô.

 

 

L’autre Amano

Mais la vie se teinte aussi en gris. L’artiste a lutté pour vivre de son art. La biographie lève le voile sur cet autre Amano. Le dernier-né d’une fratrie de quatre frères et sœurs, passionné par le dessin au point de crayonner toute la journée.

Et l’école ? Il y va, c’est une punition, les notes tombent, elles sont mauvaises. L’entrée à Tatsunoko est donc un petit miracle, et aussi, une épreuve, pour l’adolescent. L’enfant, perdu dans le Tokyo qui dévore, sans sa famille, découvre la vie cruelle de l’adulte. On ne peut pas dessiner quand on veut, faire ce qu’on veut, juste vivre, comme ça, avec le crayon. Il y a la paperasse et toutes ces choses d’adultes, des boîtes dans lesquelles il faut produire toute la journée – les bureaux. Des inconnus à qui il faut rendre des comptes, et les salutations, les bavardages à la pause café – les collègues.

 

 

Amano grandit. Il rencontre sa future épouse. Le foyer commun. Les enfants. D’autres responsabilités. Beaucoup d’épreuves. Son trait se nourrit-il de ces diverses expériences ? Certainement. L’artiste remercie aujourd’hui le studio Tatsunoko, grâce à qui il a pu vivre. Car pour Yoshitaka Amano, pas de monde sans art. Le monde est un trait, une courbe, une forme. La vie est aussi là. Dans le dessin.

 

La fiche technique

Yoshitaka Amano – Biographie officielle

Auteur : Florent Gorges

Editeur : Pix’n love edition

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