Les Misérables vol. 7

Les barricades et l’insurrection – les derniers jours des Misérables.

 

 

Précédemment dans les Misérables

 

Qu’est-ce que c’est ?  Ce sont des émeutes !

Paris. Juin 1832.

Paris en rouge. Fini la monarchie de juillet et ses horribles déviances. Adieu, Louis-Philippe ! Le peuple se révolte. La monarchie ne comprend rien et les appelle « les goujats ». Ce sont des « classes dangereuses » qu’il faut mater dans le sang. L’armée est dépêchée. Anjolras encourage et exhorte le peuple, le dangereux, l’insoumis, le républicain, à faire couler son sang avec le sien, pour l’avènement d’un monde nouveau.

La révolution ou la mort !

 

Les goujats des barricades

Des foules entières se pressent sur le pavé, tonnent et martèlent : « vive la république ! » « La liberté ou la mort ! » Tous sont prêts à mourir pour leurs idéaux. Ils se retrouvent devant les barricades – les Gavroche, les Eponine, les Marius. Et même Jean Valjean.

Les Misérables © Takahiro Arai / 2013 / Shôgakukan

Rue Plumet.

Une nouvelle fois, Cosette est contrainte de quitter la ville, avec son père. Lorsqu’elle croise Eponine, elle lui remet une lettre, pour Marius. La pauvre Eponine promet de remettre le billet. Mais elle aussi est amoureuse ! Elle jalouse son espèce de sœur, et après !

Marius ne recevra pas la lettre. Pas à temps, en tout cas. Certain qu’il ne reverra plus Cosette, il rejoint Anjolras. Il ira mourir sur les barricades avec les gens comme lui, les goujats et les classes violentes. L’espoir est mort, maintenant que Cosette n’est plus.

Mais l’espoir, c’est aussi Gavroche. L’enfant des barricades défie l’armée. Il semble invincible, définitivement libre. Marius et les autres le pressent pourtant de revenir s’abriter derrière les barricades. Les balles fusent, c’est la guerre ou l’apocalypse. Mais Gavroche n’écoute pas. Toutes ces munitions à récupérer sur les corps des soldats morts. La belle affaire ! Elles deviendront républicaines ! Tralala. Un dernier chant, et Gavroche s’éteint. Les autres le rejoindront, sûrement, bientôt ; les Anjolras, les Eponine, les Marius…

A moins, qu’encore une fois, la lumière ne vienne de cet homme : Jean Valjean.

 

Au bonheur des goujats

Un tome concentré sur les jours d’émeutes, et le dramatique épisode des barricades. Si l’on connaît, aujourd’hui, les révoltes de 1832, c’est, principalement, grâce à des œuvres comme les Misérables. Victor Hugo a transformé les goujats en héros. Les oubliés, en lumières éternelles, comme Gavroche, mort devant les barricades.

C’est qu’à l’époque, tout est fait pour étouffer l’incident. Pas de révolte, non, pas d’insurrection. D’aucuns s’émeuvent des forces monarchiques déployées pour contrer le peuple : une force disproportionnée, trop importante. On a transformé Paris en bain de sang.

C’est cette violence que Takahiro Arai retranscrit. La violence, et le désespoir. On se demande ce qui anime ces gens. Ils partent jeter leur vie dans l’insurrection. Ils connaissent déjà leur destin. A moins que l’on puisse encore croire aux miracles.

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Titre VO : レ・ミゼラブル (re mizeraburu) | Titre VF : Les Misérables   

Auteur : Takahiro Arai | D’après l’œuvre de : Victor Hugo (1862)

Série terminée au Japon et en France, en 8 volumes.

Le mangaka se base sur l’adaptation japonaise de l’œuvre originale par : Toshio Toyoshima

Edition japonaise : Shôgakukan, 2013

Edition française : Kurokawa, 2015

A lire à partir de 14 ans

2 Replies to “Les Misérables vol. 7”

  1. Coucou ! Merci du partage !
    Je vais tenter la lecture du livre ! 🙏🙏

    1. Salut !
      Merci pour ton commentaire n_n.
      Oui, je te le recommande ! C’est une adaptation réussie des Misérables n_n.

A toi d'jouer !

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