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Skip Beat!

Du ralenti dans Skip Beat!? Panique à la section Love me!

Attention y’a des spoilers han.

Précédemment dans Skip Beat!

Le dernier tome de Skip Beat! (number 41) est sorti en France en septembre dernier. Le Japon savoure le tome 45 depuis le mois de mai. On espère, côté français, une dégustation savoureuse pour les prochains tomes. Car ces derniers temps, ça coinçotte dans le gosier.

Skip Beat! begins au ralenti

Kyoko Mogami, 16 ans, a la haine. Enfant, elle kiffait Shô, son meilleur ami. Elle grandit en slow motion, toujours derrière son Shô de malheur. Elle tombe amoureuse et s’imagine une vie tranquille, au ralenti, avec Shô son mari. Les épousailles, la vie de foyer, le bonheur de la maisonnée ! Hélas ! Le fieffé bâtard s’est servie d’elle. Devenu chanteur populaire, il la rejette. A mort, Shô ! Kyoko entre dans le showbiz pour se venger. Mais elle réalise qu’elle aime jouer la comédie, et fait tout pour devenir actrice. Elle rencontre le parfaitement magnifico Ren Tsuruga, grand acteur de ce siècle, qui devient vite son mentor, et plus, si affinités romancées chaloupées. C’est sans compter sur la rage de l’actrice en puissance. Chez Kyoko, point de loverie, mais plutôt castagne et compagnie.

Skip Beat! on fire

Sorti en 2002 au Japon, en 2008 en France, Skip Beat!, est vite devenu la nouvelle référence shôjo. Beaucoup considèrent, à tort, que le shôjo ne parle de romance – effet pervers de la catégorisation des manga, qui enferme dans les clichés plus qu’elle ne stimule les imaginations. Or, le shôjo, c’est aussi des thrillers, de l’aventure, des combats, du wtf, de la vengeance #TuVasMorflerSho. Skip Beat! allie bastonnades, luttes pour la victoire, romance, et parcours initiatique. On embarque avec Kyoko sur les planches, on suit ses aventures et sa vengeance, on rit, on s’émeut, c’est carton banco.

Skip Beat! © 2002, Yoshiki Nakamura / HAKUSENSHA, INC.

A partir de là, y’a des des spoilers. Faudra pas dire Haaaan je savais ne point.

Quand le manga devient bavard au ralenti

Depuis quelques tomes, Skip Beat! carbure au ralenti. Comme si Yoshiki Nakamura, l’autrice, voulait garder le suspense : la romance Kyoko/Ren va t-elle commencer ?

Le côté “conte de fées” de Kyoko devient vraiment agaçant. Le fait qu’il ait autant de répercussions sur le réel, c’est de la sottise (cf. tome 35; ou encore, l’arc Beagles). Quand elle est dans ce mood, elle tombe dans cette caricature de jeune fille de manga bête et naïve. Du fait de ce ralentissement général, les sujets importants perdent en “waou”. On attendait le clash Kyoko/la madre. On se retrouve avec le passé de la mère, sur fond de magouilles juridiques un peu maladroites. J’ai eu l’impression que l’autrice voulait faire une vraie enquête, mais qu’elle manquait de matière. Les explications s’accumulent, les dialogues s’encombrent sur les pages. C’est indigeste.

C’est pas tant le côté bavard, que le côté creu des dialogues, qui gêne. On a l’impression que tout avance au ralenti. Host club est super bavard. Ils disent n’importe quoi, mais ça passe. Car c’est l’ADN du manga : du WTF à t’épuiser toutes les rétines. Idem pour Death Note et ses réflexions kilométriques. C’est l’enquête, got it. Dans Skip Beat! on te pond 10p sur du vent. C’est ce genre de scène qui plombe la lecture (enfin, la mienne) (ne parlons pas pour autrui).

Pourtant, Skip beat!ça tabasse

Et s’il était là, l’ADN du manga ? Dans ces castings intenses, véritables épreuves physiques et psychologiques ! Le volume 41 renoue avec l’âge d’or de Skip Beat! Fini, le ralenti façon slow motion. Kyoko nous envoie du lourd, version “lutte pour sa survie”. Encore une fois, l’héroïne divise, et doit aller chercher le rôle qu’elle convoite avec les dents. Le dernier volume va droit à l’essentiel. Yoshiki Nakamura nous montre qu’elle maitrise les scènes de combat. Kyoko, métamorphosée en guerrière impassible, impressionne. On est sur du haut level. La suite promet d’être survoltée. Espérons que ça soit aussi un carton plein côté Kyoko/Ren.

Un mot sur Shô et le consentement

Ce monstre d’homme n’en n’est pas à sa première violence. Il s’illustre dernièrement avec un nouveau baiser volé. Le voici donc embrassant Kyoko, dévastée après avoir vue l’émission dans laquelle sa mère affirme ne pas avoir d’enfant. Il croit que c’est un traitement médical ? Délinquant ! Hélas, on a presque l’impression que l’autrice cherche à nous montrer son cœur amoureux. Il serait maladroit, incapable de s’exprimer autrement que par la violence. No way. On ne veut plus de ce genre de personnages.

C’est sur ce coup de gueule écrit-brandi que s’achève cet article. Rendez-vous mardi prochain pour la miknasserie à lire sans modération. C’est gratuit de chez gratis.

A toi d'jouer !

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