La fin dans les manganime # 4 : le départ du héros

« C’est l’heure DU DU DU DU Spoiiiil ! » (Mikki Forever feat. Yami Yugi)

 

 

Précédemment dans la Fin dans les manganime

 

Menu spoil du jour : Yu-Gi-Oh ! Heat Guy J, Dragon Quest

 

Beaucoup d’histoires se terminent sur le héros/l’héroïne qui part. Les auteurs pensent-ils casser un rythme, et ouvrir une nouvelle page ? Créer une ultime rupture, allons-y let’s go ?

C’est sur ce suspense insoutenable que je te laisse ! Vite, chevalier, brûle ton cosmos sur ta souris !

Il est dommageable de toujours proposer ce type de fin (le héros/l’héroïne qui part), surtout si elle n’est absolument pas justifiée. L’on peut penser, à tort, qu’il faut faire partir le héros/l’héroïne pour que les lecteurs et lectrices comprennent que l’objectif est atteint, ou non (ma phrase est d’une lourdeur…). Or, c’est dans le dernier axe de l’histoire que l’on comprend si, oui ou non, le héros/l’héroïne, a atteint son objectif. Nul besoin de le/la faire partir. Loin d’impulser un rythme nouveau (on en a plus besoin !), ces héros/héroïnes qui partent nous laissent dubitatifs.

En résumé : dans certains manga, le départ du héros est tout à fait justifié. Dans d’autres, on a un peu le sentiment d’avoir été bernés ! J’aurais dû me contenter d’écrire ça, en fait u_u.

 

Yu-Gi-Oh ! tome 38

Seul cas où le héros part, et c’est bien. Bon, il reste le petit Yûgi. Mais il est grave mou du slip. S’il avait été le héros, y’aurait pas eu de Yu-Gi-Oh ! Sérieux, sans Yami, y’a pas de manga/anime. Enfin, ça, c’est surtout vrai dans les premiers arcs de la série…

 

Grrr Yami !!
Grrr Yami !!

 

Etre Pharaon n’empêche pas de galérer aux frontières. Pour que son âme retourne chez elle, Yami Yugi, devenu Atem le Pharaon sans papiers, doit affronter son ancien/autre lui : le petit Yûgi. Stratagème complètement bidon qui sert uniquement à nous servir un ultime affrontement entre les deux héros. Bien plus triste : Atem perd son duel. L’on est loin du Yami flamboyant des débuts du manga ! Le dark héros s’est transformé, au fil des tomes, en une espèce de père de famille débordé u_u.
Atem a perdu, il peut donc rentrer chez lui. Il corrige tout de même Yûgi, qui pleurait le départ de son « autre lui » : « Je ne suis plus ton autre toi. » Le mec doit en avoir assez d’être comparé à un avorton relou. C’est un Pharaon, sérieux.
Les dernières pages sont celles d’une fin de shônen classique : tout va bien, les héros regardent le beau ciel bleu, Yûgi est prêt à commencer son histoire à lui.
Notons l’odieuse phrase de Honda Hiroto, qui, mains dans ses infâmes poches, toisant le ciel d’un air goguenard, siffle : « il est parti, l’autre… »
D’où que tu parles ainsi du Pharaon, pauvre cloche ! C’est toi « l’autre » !
Les shônen d’aventure,  se terminent souvent sur ce type de fin ouverte, en mode tout va bien.

 

Heat Guy J épisode 26

Combat ultime opposant le héros Daisuke, l’agent/flic rebelle, et son magouilleur de grand-frère Shun. Une lutte sur fond de vengeance, avec au centre, le fameux J, androïde surpuissant, bien plus humain que certains d’entre nous. Shun perd le duel et se rend.
L’épisode 26 se termine de manière déroutante. Sous un beau ciel bleu, Daisuke s’en va, et ose dire effrontément à la jeune femme qui le courtise : « je reviendrai un jour ».
Il n’y a pas phrase plus terrible. (Si, il y en a, mais j’aime la formule u_u).

 

Heat Guy J ~ Daisuke, le blondinet / J, le gris-man (pas Griezmann, oh !)
Heat Guy J ~ Daisuke, le blondinet / J, le gris-man (pas Griezmann, oh !) (Ah ! Quel humour flamboyant !)

 

Du haut de sa tour, J le regarde et souhaite bonne chance au « Heat Guy ». Clin d’œil au titre de l’anime, et aussi à J lui-même : c’est lui que l’on surnomme « Heat Guy » !
Hélas, cette fin ouverte entache toute la beauté de l’anime. Car Heat Guy J soulève un paradoxe : l’on suit avec un envie les aventures de Daisuke et de J. Mais le dernier épisode, et surtout, les dernières minutes, nous font lâcher un : WHHHHAT !? de surprise. Pourquoi Daisuke part ? Pourquoi J reste ? On en sait rien.

 

Dragon Quest ~ la quête de Dai, tome 37

Vearn, l’empereur du mal, est vaincu par Dai. La paix revient enfin, le héros va pouvoir souffler.
Ben non.
Le p’tit gars cyclope Piroro, fringué comme un Pierrot, lance une dernière attaque pour détruire la planète. Tout va exploser !! Mais Dai s’envole avec lui… La dernière image le montre dans le ciel. Il reviendra, c’est sûr. Ses amis l’attendent.

Dragon Quest, la quête de Dai : en haut, Krokodin le Croco cool. De gauche à droite : Maam la fille virile, Pop le magic boy comico-pétochard, Dai le héros qui part, Hyunkel le bad boy silencieux
Dragon Quest, la quête de Dai : en haut, Krokodin le Croco cool. De gauche à droite : Maam la fille virile, Pop le magic boy comico-pétochard, Dai le héros qui part, Hyunkel le bad boy silencieux

 

La fin de Dragon Quest est, pour moi, tout ce qu’il ne faut pas faire dans une histoire.  Certains apprécient et louent ce dernier rebondissement – peut-être faites-vous partie de ses amateurs d’ultime climax. Moi, non. Il n’était absolument pas nécessaire de faire jouer ce rôle à Piroro. On se dit : WHAAAAT ? Tout ça pour ça !? Genre c’est le nimbus qui contrôlait tout ! Mais no way quoi !

 

 Et toi alors ? Les héros/héroïnes qui s’en vont s’en laisser de traces, tu les aimes, ou tu les quittes !?

A toi d'jouer !

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