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TRIGUN – sur les traces du légendaire typhon humanoïde

Trigun, ou le western science-fiction wtf, avec des larmes pour les épices.

L’homme en rouge

Comment peut-on se balader aussi nonchalamment quand on a sa tête mise à prix pour 60 000 000 000 $$ ? Et dans quelle tenue, s’il vous plaît : Long manteau rouge sang ultra criard, grosses bottes noires de motard, cheveux blonds dressés comme s’ils venaient de prendre une décharge électrique… Le dégingandé Vash the Stampede, surnommé modestement « le typhon humanoïde », allonge ses grandes jambes dans un Far West funky complètement fou.

Je suis tellement BG que je montre pas ma tête

Employées d’une prestigieuse compagnie d’assurances, Meryl et Millie sont dépêchées sur les traces du Typhon humanoïde. Car l’homme – porte-malheur embulant – massacre toutes les villes dans lesquelles il pose la botte. Pire : d’aucuns tentent de le tuer, pour le bien de l’humanité. Mais Vash ne peut pas mourir. Il a une mission a accomplir.

Le garçon gerbera

Deux lectures s’entremêlent, dans Trigun. D’un côté, l’insouciance et la joie, symbolisées par Vash et par ce Far West loufoque. Viennent se poser, petit à petit, des touches de souvenirs douloureux, des pointes de tristesse. Le monde devient plus sombre et violent. L’épisode « Diablo » montre bien cette transformation. Pour sauver ceux qu’il aime, Vash est contraint de révéler le monstre qui est en lui.

Mais même là, il reste terriblement humain. Il s’émeut, rit et pleure, pleure de joie ou de tristesse, s’inquiète, pleure toujours. Il pleure beaucoup. C’est rare, un héros aussi émotif, et c’est très bien.

Au fond, Vash est un être torturé. Il est certain de ne pas mériter le bonheur et se méprise. Mais Meryl et Millie apprennent à le connaître et à l’apprécier. Est-il vraiment la catastrophe maudite, méprisée par l’humanité entière ?

Trigun : une histoire d’amitié

Qu’en pense Nicholas D. Wolfwood ?

Insaisissable, cynique et roublard, l’étrange prêtre itinérant traîne sa lourde croix (dans tous les sens du terme). Lorsqu’il rencontre la joyeuse bande des héros, il semble trouver, enfin, le sourire et la paix.

Comme Vash, Nicholas masque ses traumatismes sous son humour. Il paraît fantasque. La réalité est plus sombre. Là encore, ce sont Meryl et Millie qui le percent à jour.

Trigun devient vite une aventure entre quatre personnes qui ne se seraient jamais rencontrées, de prime abord. La rigide Meryl et son respect de l’ordre, la candide et supra-musclée Millie, pleine de gentillesse, Vash, le torturé, et Nicholas, le prêtre loufoque grandissent à mesure qu’ils se côtoient. La mort n’est peut-être pas la solution.

Funky Trigun

Trigun c’est aussi du comique de haulte voltige. Le cadre même de l’histoire – du Western façon futur chelou – prête à rire. Les héros enchaînent les aventures plus loufoques les unes que les autres. Leurs grimaces et réactions sont mythiques. Fabulous.

Côté musique, Tsuneo Imahori  offre des titres rock bien punchy. L’opening et l’ending sont géniaux ! On navigue entre sons rythmés et pistes plus calmes et mélancoliques. Les jolis dessins contribuent à l’ambiance chaude et spicy de Trigun. Histoire top, scénario top, musique et dessins top,carton plein pour Madhouse !

Drôle, touchant, terriblement humain et positif, Trigun est comme le gerbera. Un soleil multicolore ouvert sur la joie. Dans le langage des fleurs, le gerbera exprime le bonheur d’être ensemble, la gaité, la vitalité. La vie est une corbeille de fruits !

Trigun le film

En 2010 sort le film Trigun Badlands Rumble. Nishimura est toujours à la réalisation, pour une aventure sucrée-salée-épicée rocambolesque ! Des gunfights, de l’action, des fous rires, la sauce Trigun prend encore. L’histoire ? Une joliette qui veut régler ses comptes et un terrible voleur sur le point de réaliser son prochain coup. Au milieu de ces deux-là : le malheureux Vash, pris en sandwich, on ne sait trop comment !

La fiche technique

TRIGUN | série finie en 26 épisodes

Studio MADHOUSE | 1998

Réalisateur : Satoshi Nishimura (Ippo le Challenger, Trigun Badlands Rumble)

Chara design : Takahiro Yoshimatsu (Derset Punk, Nija Scroll TV, Black Cat)

Basé sur le manga de : Yasuhiro Nightow

Scénario : Yôsuke Kuroda (Gungrave, Mobile Suit Gundam 00, Excel Saga)

Musique : Tsuneo Imahori (Cowboy Bebop, Gungrave, Wolf’s rain)

Doublage

DOUBLAGE

VASH THE STAMPEDE

Voix japonaise : Masaya Onosaka. A joué Spandam dans One Piece, Shiro Mibu dans The SoulTaker, Takeshi Momoshiro dans The prince of tennis..

Voix  française : Bruno Magne. A joué Lupin dans les films de Lupin III, Allen Schezar dans le film Escaflowne, Shiro Mibu dans The SoulTaker…

NICHOLAS D. WOLFWOOD

Voix japonaise : Shô Hayami. A joué Aizen dans Bleach, Ashram dans Lodoss, Tenzen dans Basilisk…

Voix française : Constantin Pappas. A joué Yusuke dans YuYu Hakusho, Frank Archer dans FullMetal Alchemist, Yue/Mathieu dans Cardcaptor Sakura…

MERYL STRYFE

Voix japonaise : Hiromi Tsuru. A joué Madoka Ayukawa dans Kimagure Orange Road, Asuna Kujo dans Maison Ikkoku, Kim Kabirov dans Macross…

Voix française : Bérangère Jean. A joué Faye Valentine dans Cowboy Bebop, Mirana dans Vision d’Escaflowne, Megumi Shitow dans RahXephon…

MILLY THOMPSON

Voix japonaise : Satsuki Yukino. A joué Saki Kasukabe dans Genshiken, Ai Tanabe dans Planetes, Kagome Higurashi dans Inu Yasha…

Voix française : Naiké Fauveau. A joué Chun Li dans Street Fighter II V, Asano dans GTO, Keiko Yukimura dans YuYu Hakusho…

Crédit images : © Nigtow/Madhouse/Dybex

A toi d'jouer !

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