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Versailles no bara ~ les Roses se cachent pour pleurer

Les larmes de la Rose.

Précédemment dans Versailles no Bara.

Versailles no Bara a quelque chose d’intemporel. Les destins tragiques des héros font écho, encore aujourd’hui. Aucun n’a pu choisir sa destinée.

Depuis toujours, l’argent domine le monde. Il ne s’agit plus d’être simplement bon à l’école. Il convient surtout d’avoir de quoi chauffer les sièges des cours particuliers. A l’époque, la noblesse faisait le statut social. Nombre d’aristocrates ruinés maintenaient leur train de vie, de peur de froisser leur rang. Il dictait la destinée, tout comme, aujourd’hui, l’argent tend à être le moteur de la vie.

Avant-dernière partie de notre dossier Versailles no bara – toute cette semaine, plongée dans les intrigues et la tragédie – c’était en France, à l’aube de la Révolution.

La Rose en larmes

Oscar croit, dans sa jeunesse, que la voie tracée par son père est la bonne. Tout compte fait, être un homme n’a que des avantages. Il est vrai qu’en ce temps-là, l’absence de condition de la femme était terrifiante. Jamais libre, elle était sous la tutelle, ou de son père, ou de son époux. Condamnée aux frivolités, elle arpentait les salons mondains, jetait sa progéniture dans les bras de nourrices. Son ascension sociale, c’était son époux. En acceptant d’être un homme, Oscar s’ouvre les portes de la liberté. Mais, en vieillissant, elle s’interroge. Sa liberté ne serait-elle pas une prison ? Oscar ne partage pas la vision de sa classe sociale. Elle ne juge pas les hommes selon leur rang.

Les larmes et l’amour

L’amour ouvrira les yeux, et d’Oscar, et de nos autres héros. André, qui se considère comme véritablement libre, ne comprend pas cette discrimination qui le classe invariablement parmi les perdants. Son amour est condamné parce qu’il n’appartient pas à la noblesse. Marie-Antoinette et Fersen auraient certainement très bien vécu, sans le poids de leur rang. Et Louis XVI ! Eternel incompris, la Cour le raillait. L’Histoire en dresse un portrait presque burlesque. Balourd, lent, peu séduisant… Nous l’avons dit : Louis XVI était, en réalité, un esprit fin, capable d’une bonne analyse, pour peu qu’on lui laisse le temps de parler. Et s’il n’avait pas été roi ? Si elle n’avait pas été reine ?

Et Oscar, et André… s’ils avaient vécu à une époque moins trouble, certainement, auraient-ils été pleinement heureux, avec des larmes, non pas de tristesse, mais de de joie. A suivre…

A toi d'jouer !

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