37 seconds Netflix - Yuma
TV ciné

37 seconds : l’indépendance et les rêves pour demain

Le monde Yuma, et celui des autres. Il faut mélanger tout ça.

Le monde de Yuma

Yuma rêve de créer son propre manga. Elle refuse que la paralysie cérébrale dont elle souffre freine ses ambitions, et met tout en œuvre pour réussir. Mais le monde, lui, regarde d’un œil circonspect cette jeune femme en fauteuil roulant. Que connaît-elle de la vie, la vraie, avec des amis, des copains, des ivresses arrosées de régurgitations ? S’il ne faut que ça pour être publiée, allons découvrir ! Yuma court explorer cette vie qui la fuit. La nuit. Dehors. La sexualité. L’amitié.

37 secondes et moi

Avec 37 seconds (dispo sur Netflix), Hikari (réalisatrice et scénariste) signe un premier long métrage sensible et délicat. Ovationné lors du Festival de Berlin de 2019, le film a remporté le Prix du public.

Lâchée dans une société qui lui refuse tout, Yuma provoque le destin. Elle a soif d’indépendance et repousse ses limites. Elle découvre son corps, les nuits tokyoïtes, les petits secrets et les grandes blessures. Hikari parle des désirs et du langage des sens. On évoque rarement la sexualité des personnes en situation de handicap. La réalisatrice/scénariste la montre, avec beauté et délicatesse.

Mei Kayama joue une Yuma touchante et brave. La jeune femme fait preuve de résilience, et d’audace. On s’émeut, on tremble, rit avec elle. Hikari transcrit parfaitement cette ambiance unique des quartiers animés de Tokyo (j’ai cru reconnaître Shinjuku !), la nuit. Et ces autres mondes qui se dévoilent, à mesure que la jeune femme explore, et grandit.

Et les gens. Ils gravitent autour de l’artiste, aimants, indifférents, mesquins, bienveillants, drôles. Yuma continue d’avancer, pour sourire demain. Magnifique.

Image © Netflix

A toi d'jouer !

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