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Followers – plongée dans l’enfer des réseaux sociaux

Parce qu’Instagram n’a pas juste une happy face.

Un bout de vie et les méandres de l’Internet

Natsume (Elaiza Ikeda) se rêve actrice. Pour l’instant, elle se coince entre des petits boulots et d’obscurs jobs de doublure, au profit de mannequins qui mènent la belle vie. C’est la galère. Heureusement, y’a les potes. Et Instagram.

Rimi (Miki Nakatani) ne galère plus depuis longtemps. Brillante photographe, elle tape la bise aux stars et pète dans des fringues Gucci. Ses amis, comme elle, ont réussi dans la vie. La vie pro. Ailleurs, c’est désert et compagnie.

HS “cultivons-nous” : les Japonais écrivent リミ (Rimi). Certains écrivent “Limi” : en japonais, la prononciation du “r” et du “l” est assez proche. En fait, y’a pas de “l”, en japonais. Et voilààà.

Followers et le monde enchanté

Comme des millions de terriens, Natsume a un compte insta. Elle y poste des photos d’elle, des photos de bouffe, des bouts de doigts et des ciels roses. C’est le printemps, à Tokyo. C’est pas marrant. Mais Natsume n’a que ça à faire. Glauque. Les autres font pareil et scrollent à longueur de journée. Ici un tweet, ici une photo Insta. C’est le monde des followers, des + et des like, coeur sur toi.

Mika Ninagawa décrit très bien cette suffocation, ce trop. Comme Rimi, la réalisatrice s’est d’abord illustrée en tant que photographe. Et le truc de Mika san, c’est les couleurs. Elles donnent le ton de Followers. Elles marquent le très chatoyant Sakuran, film majeur de l’artiste. Pour Followers, Mika Ninagawa s’occupe aussi du scénario, avec Yuri Kanchiku et Kouta Ooura. Un scénario brut, à l’image de ce Tokyo ultra moderne. Certaines scènes tranchent avec la pudeur habituelle des drama. Mon oeil mikkiste en fut tout retourné.

Le Tokyo de Followers est pop. Trop. Les héros ne savent plus quoi faire avec cette orgie colorée. Ils prennent des photos. Plein. Mais le bonheur n’est pas sur Insta. Ils y restent quand même. Car demain est sur Internet. Comme si on galérait pas assez sur Terre. Faut aussi se taper la haine virtuelle.

L’instant fangirl

Followers, c’est la série avec Mari Natsuki (Eriko, dans la série) !! Elle a joué dans Nobuta wo Produce (fallait que je commence par un drama avec Yamapi) (breeef), Kimi wa pet, Sakuran; c’est la voix de Yubaba, dans Le voyage de Chihiro !!

Y’a aussi Yuka Itaya (Akane) !! Elle a joué dans Anego (nostalgiiie) et Summer nude. Avec Yamapi. Breeef, je vous dis, brefons, brefons.

Et Mika Nakashima (Sayo) !! C’est elle, l’héroïne de Nana !! Elle a aussi joué dans Ryuusei no kizuna et Unobore deka !! Unobore le roi du WTF !!

Je retrouve Kaneko Nobuaki (Yuruko) !! Il a joué dans IWGP (ah bon ? Je m’en souviens plus) et Buzzer beat !! Je n’aimais pas son rôle dans Buzzer beat car il était contre Naoki, joué par Yamapi. Yamapi, qui jouait aussi dans IWGP, d’alleurs. Je cite le gars 100 fois alors qu’il est même pas dans Followers. Aïe aïe aïe.

Comment ne pas parler des deux héroïnes principales !! Elaiza Ikeda (Natsume), a, notamment, joué dans The many face of Ito (Netflix) (je l’ai vu ouais) et Sadako !! Miki Nakatani (Rimi) a aussi joué dans Sadako !! Elle joue également dans les Ring, et dans le film Densha Otoko. OOOH la nostalgiaa Densha otoko mais uiiiiii !!

Namé regardez-moi ce décor oufissimo !! De gauche à droite, la dreamteam Eriko, Rimi, Akane et Yuruko
Namé je t’avais mal jugé dans Buzzer beat en fait. Mamamiiiia on est BG hiii

L’instant « comment booster ton japonais ». je regarde Followers en VO. Sans sous-titres, à la dure. Comme je l’ai fait pour Saint Seiya. Sauf que Followers, c’est grave cooli.

L’instant fangirl de la street : quel bonheur de voir mes rues de Tokyo ! On reconnaît, notamment, Shibuya (comme la diapo tout en haut de l’article), ou Shinjuku. A chaque plan en extérieur, j’active mon glyphe cerbère de la street. Chaque pavé, chaque bout de mur me fait hurler : mi país !! Je ne suis pourtant pas grande Shibuyette. J’ai cependant appris à connaître le Shibuya caché, les petits coins tranquilles, qui nous mènent vers le cool tranquille Dankayama.

Le fameux Shibuya crossing, version multi-pop

Followers et le monde déformé

Avec son univers ultra coloré, on pourrait croire que Followers montre un Tokyo happy face branché. Mais Tokyo a la gueule de bois. Elle vomit des paillettes, avale ses héros, les dévore, les met à nu. On sourit pour ne pas pleurer.

Les femmes, mises à l’honneur dans la série, montrent à quel point l’irréel a prise sur le réel. Il faut vieillir jeune et belle. Etre à 60 ans comme à 16. Enchaîner 72h sans sommeil au top du top. On veut du nude mais on s’effraie devant un visage vraiment non maquillé. Il ne faut pas avoir de vie privée. Pas de copain, pas de famille, rien. Juste des followers. Ces tyrans invisibles.

Alors que je boucle l’épisode 7, je n’ai qu’une chose à dire : la suite !! Car malgré la spirale infernale, il y a, heureusement, des respirations, de la contemplation, et des rires.

Toutes les images sont © Netflix

La mise à jour

J’ai fini la série il y a deux semaines ! Je maintiens mon triple +++ mikkiste. Quoique, c’est qui ce Noir videur là, dans l’épisode 4 ? On discute du cliché du Noir videur ? ça me rappelle Hana yori Dango hiiii. ça mérite un doss de 10 pages !

A toi d'jouer !

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