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Hot Gimmick : Girl meets Boy… euh, pas comme ça !

Avec un ventre qui fait la lessive, de l’insomnie, et du PQ. On est sur une soirée de qualité.

J’ai des kilomètres d’articles qui se gèlent dans l’antichambre, des trip à la Tokyo One piece tower, et tout et tout ! Mais voilà, le monde se confine avec Netflix. COMMENT ! Le manga Hot Gimmick adapté en film ! Allons-y let’s go !

Hot gimmick en diagonale

Hatsumi, lycéenne sans histoires, survit dans une résidence construite pour les employés d’une même boîte. La boss du PDG, dame Tachibana, sème la terreur !!

Le drame arrive un jour où Ryôki, le fils de la despote, découvre qu’Hatsumi cache un gros doss. Il la force à devenir son esclave, où il ira tout cafter à Maman ! Elle obéit. Qui pourra la sauver !! Azusa, l’ami d’enfance BG top model qui revient vivre dans la résidence ? Shinogu, le grand-frère prince charmant qui cache aussi ses casseroles ?

Fréquence ambiance

Sorti en 2005, le manga, signé Miki AIHARA, a connu son petit succès. Je n’ai acheté que les tomes 1 à 5. Irritée par l’intrigue, mais curieuse (tout de même !) j’ai emprunté la suite à quelque collaboratrice sympathique.

Si le manga se veut comique, le film, lui, est sérieux et mélancolique. Yuki YAMATO, réalisatrice et scénariste, livre une oeuvre intimiste. La résidence est un huis clos. Les personnages tentent de s’extraire de leur carcan. Le cadrage, les musiques, les couleurs, tout tire vers l’introspection. Les personnages virent parfois du silence au flot ininterrompu de paroles, comme s’ils allaient s’y noyer. MAIS.

Stop harcèlement (attention spoiler !)

On peut rappeler le topic ? Ces aventures de filles esclaves, por favor. La violence psychologique et physique suinte dans le manga et le film; des situations humiliantes, qui, a posteriori, seront analysées comme salvatrices. Por favor !

Les autrices devraient cesser de présenter des pervers narcissiques comme de malheureux écorchés vifs. Ce que fait subir Ryôki à Hatsumi n’a rien à voir avec l’amour. Et il dira encore “c’est pas ma fauteuh”. No way. Azusa et Shinogu manipulent aussi, à leur manière, la pauvre et innocente adolescente. Azusa ira même jusqu’à livrer Hatsumi à ses potos, pour qu’elle subisse un viol collectif. Avorté, grâce à l’intervention de Ryôki, mais le mal est fait. Le même Ryôki qui frappe et commet des attouchements sur la jeune fille. Ces scènes concernent le manga – j’ai vu le film en version si accélérée que j’ignore comment elles ont y été traitées (bah c’était un peu nul à voir oui). Hatsumi, avec sa tête qui aime pointer vers le bas, est l’archétype de la fragile – et bête – héroïne de shôjo manga. Merci pour l’estime de soi.

C’est pourtant ce message positif que tente de présenter Hot Gimmick. Les épreuves nous font grandir. On se connaît mieux, et on fait ses propres choix blabla. C’est la transition vers l’âge adulte. On retient surtout, après la violence et le masochisme, que ce n’est “pas grave d’être bête”. On, c’est Hatsumi. Son petit Ryôki le lui répète tant qu’elle finit pas se dire : why not. “C’est pas grave si je suis bête”. Fin du film.

OK.

Hot gimmick : no way

Y’en a qui pensent que bête = mignon. Non, c’est juste bête, débile, débilos. Hatsumi va se coincer avec sa bourreau. La bêtiiiise n’a plus de mots. Et pour killer le reste de la soirée, Hot Gimmick dure 2H. C’est long. Trop. J’ai regardé plus de la moitié du film en version accélérée. Il fut un temps où j’aurais enduré les 2H. En 2020, Mikki tranche et découpe !

L’ennui et l’outrage furent tels que je n’ai pas eu la force de fleurir l’article de morceaux choisis, comme pour FMA ou Bleach. Je me demande déjà dans quoi je vais rincer mes yeux prochainement.

Image © Netflix

A toi d'jouer !

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