TV ciné

Self made : d’après la vie de Madam C. J. Walker

C’est pas un délire. Et si s’en est un, on va tous délirer ensemble. Avec du pognon dans les mains et de la fierté jusqu’au bout des cheveux.

Je n’ai jamais le reflex de regarder les prochaines sorties Netflix. Je m’y mets avec Self made – confinement oblige, je commence à programmer mes soirées. Arrietty par ici, Kiki la petite sorcière par là, en VO, s’il vous plaît. C’était l’instant “je me la pète”.

Self made ou la renaissance

Sarah Breedlove naît en 1867, en Louisiane. Deux ans après la fin de la guerre de Sécession (1861-1865). Le nord a gagné. Sarah naît libre. Quoique. Très vite orpheline, elle rejoint sa soeur et son mari dans le Mississipi. Sarah, 14 ans, se marie, accouche d’une fille, devient veuve. Direction Saint-Louis, où ses frères travaillent comme barbiers.

Vers 1890, Sarah se met à perdre beaucoup de cheveux. Elle tente des recettes maison. Achète des produits industriels. Rien n’y fait. Annie Turnbo Malone (riche entrepreneuse !) et sa crème magique la délivrent. Renaissance. Sarah commence à vendre pour Annie, tout en développant son business. En 1905, elle épouse le publicitaire Charles J. Walker, et professionnalise son affaire. Madam C.J. Walker Manufacturing Company est née.

Au bonheur de l’ambition

C’est le genre de série qui te fait dire : Why not me ? Les miracles existent. L’ambition, c’est mon surnom. Self made inspire. La prod l’a bien compris, et libre une série puissante et positive. Kasi Lemmons réalise les deux premiers épisodes. DeMane Davis dirige les deux derniers. Côté scénario, on retrouve Nicole Jefferson Asher (épisodes 1 et 4), Janine Sherman Barrois (épisode 2), et Elle Johnson (épisode 3). A noter que Janine Sherman Barrois est également executive producer (productrice déléguée).

Si la prod se base sur On Her Own Ground, écrit par A’Lelia Bundles, arrière petite-fille de Madame C.J. Walker, elle prend quelques libertés avec la véritable histoire. Mais garde sa vision intacte. Oui au rêve et à l’ambition. Tu es ta/ton propre héroïne/héros. Tu le mérites.

You deserve

D’aucuns pourront cependant penser que tout cela est un peu trop miraculeux. La faute au format ? 4 épisodes, c’est court, pour retracer une ascension. On pourra trouver que tout va trop vite, que les portes s’ouvrent trop facilement. Et pourtant.

Self made montre bien que rien n’est simple Madam C.J. Walker. Dans un pays où les Noirs ne sont libres que sur le papier. Ou ils peuvent mourir pour une glace. Et pour les femmes, c’est encore plus compliqué. Voir surgir une Madam C.J. Walker est une vraie révolution. Un cri de révolte et de liberté. Femme, Noire, cheffe, millionnaire. Mate le blaze.

Octavia Spencer (Madam C.J Walker) est waw. Y’a des moments, les mots manquent. On tape dans l’onomatopée. Carmen Ejogo (Addie Munroe) est waw. Tiffany Haddish (Leila) est waw !! Je suis en surkiffance sur sa voix. Toutes les actrices, tous les acteurs sont au top niveau. On est là-bas, avec eux, on ouvre des manufactures, on fait la révolution ! Tu regardes ça tu montes ton business, obligé. Je me lance D-1, d’ailleurs. Mikki Forever Company bam.

Image d’entête © Netflix

Self made : la vidéo en plus

A toi d'jouer !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :