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Tokyo fiancée

La fille qui aimait Tokyo.

La fiancée de Tokyo

Un film qui se passe au Japon ? Je n’allais pas manquer l’occasion de reluquer ce pays magnifique, de fantasmer sur ses sols ultra propres, et ses kanji charmeurs, ses poteaux électriques ! Vite, courons dans la salle de cinéma !

Amélie Nothomb aussi, aime le Japon. Adapté de son best-seller Ni d’Eve ni d’Adam, Tokyo Fiancée croque ses retrouvailles avec ce pays forcément fascinant. Etre Japonaise, quel beau projet ! Beau ? N’est-il pas plutôt démesuré ? Pays insulaire, le Japon sait, encore aujourd’hui, comment conserver sa singularité. Voici la jeune Amélie embarquée dans un voyage sans retour, au pays du soleil levant.

L’éternelle demoiselle

Mais elle n’en est pas encore là. Partagée entre ses cours de japonais et son rêve de devenir écrivaine, Amélie décide de donner des cours de français – occasion de se faire un peu d’argent, et, surtout, de faire des connaissances. Des vraies, des connaissances japonaises, des amis japonais ! Elle rencontre vite son premier et unique élève, Rinri, (riche) fils unique de joaillers. A ses côtés, elle découvrira la Mercedes blanche, les silences, bavards, et l’art du « tu verras ». La jeune Amélie se perd. Est-elle venue retrouver le Japon ? Ou alors, un homme, au Japon ?

Tokyo fiancée bizarre adventure

C’était trop bien. Tokyo fiancée se dévore sans modération. Pauline Etienne et Taichi Inoue ont parfaitement incarné les personnages, leurs doutes, leur charme, leur étrangeté. Chacun a débarqué avec son moi curieux de tout, sa maladresse, et toutes ces choses qui nous rendent uniques. Pauline, avec son joli visage curieux, son air espiègle, ses yeux qui dévorent. Parfois, tu ris rien qu’en la regardant. Tu sais ce qu’elle va dire, tu voudrais le dire toi-même, mais non, il y a toutes ces choses comme la bienséance. C’est chiant.

Taichi débarque avec cette rigueur toute nippone. Il sait faire passer tant d’émotions, rien qu’avec une posture, un silence… Et son « excusez-moi ! » Tout chez l’acteur rappelle l’extrême politesse des Japonais. J’ai moi-même acquis quelque expérience dans la discipline. Rinri montre aussi une curiosité pure, sincère. Il ressemble parfois à un rêve. Insaisissable.

Stefan Liberski, le réalisateur, a réussi l’exploit de filmer l’intimité sans vulgarité. Les scènes intimes, si elles ont embrouillé l’œil mikkiste (de la pudeur, enfin), ont été tournées avec une grande prévenance.

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Amélie et Rinri

Tous les prismes de moi-même

Bien sûr, Rinri n’est pas le Japon. Amélie n’est pas la Belgique. Chacun est un monde, chacun a des bouts de culture, des morceaux de traditions, des couches d’habitudes, des tonnes de caractères. Ça se mélange et ça s’emmêle dans une danse bizarrement poétique. Comme un rêve. Il est beau comme un rêve, ce film. Un rêve ou une pâtisserie. Quelque chose qu’on voudrait toujours avoir, toujours manger. C’est quoi ton délire ? Moi je suis branchée forêts noires.

J’ai vu ce film sans avoir lu le roman. Ensuite, je me suis précipitée chez mon libraire pour acheter le livre. Après avoir vu la version Stefan Liberski, j’ai mangé la VO. Le livre est top. Le film est top. Plusieurs fois, j’ai fui dans ce Tokyo. C’était génial.

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