tokyo tarareba girls drama
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Tokyo Tarareba Girls – le drama des trentenaires pop et chic-choc

La vie serait mille fois plus simple avec des “et si”.

Tarareba : combo ultime de “tara” et “eba”, deux suffixes pour dire “si”.

Exemples :

samukattara : s’il fait froid

ikeba : “si tu pars” (si on part, si vous partez bref vous avez compris).

Tarareba la vie en full HD

Et si on avait la belle vie avant les JO ? C’est l’obsession de Rinko, Kaori et Koyuki, trois potes trentenaires pressées de se caser. Rinko est une scénariste frustrée de n’écrire que pour des web-drama. Kaori galère dans son salon de nail-art. Koyuki traîne avec son père et les vieux habitués du Nonbe, resto/bistro convivial/planque des trentenaires malheureuses. Koyuki, Rinko et Kaori, s’y bourrent la gueule et se plaignent à coup de “et si”. Leurs jérémiades irritent les oreilles de Key, jeune mannequin froid et cynique. Ça sent le conflit de générations.

Tokyo tarareba girls - tara et reba
Go pour le trailer !! https://www.viki.com/videos/1140544v-trailer

Tokyo Tarareba Musume

Avant le drama, il y le manga Tokyo Tarareba Musume, d’Akiko Higashimura, publié de 2014 à 2017. L’autrice de Princess Jellyfish (j’ai enfin terminé la série youpiya), parle de ces trentenaires qui galèrent. On a mis trop de choses sur leurs épaules. Ça craque. Aujourd’hui, à 30 ans, tu sors de la fac. Ou de chez tes parents. Tu quittes ta chambre pour aller explorer la cuisine. Poser ta fesse droite sur le canapé. La gauche est à Pôle emploi. Sauvez les trentenaires, c’est la crise. Une crise qui ne s’arrange pas avec l’affreux coronavirus. Les JO, ultime goal des Tarareba girls (enfin, un gars avant les JO) sont repoussés à 2021. Et si on s’en sort ? Si on s’en sort pas ? Et si demain est pire qu’aujourd’hui ?

Hiii ! Le cri d’angoisse de Kaori, Rinko, et Koyuki

Et si c’était “aïe aïe aïe” ?

Tokyo Tarareba Musume a enflammé les ondes japonaises de janvier à mars 2017. On peut désormais voir le drama gratuitement sur Viki, la plateforme streaming de Rakuten.

Le pitch est ultra prometteur. Le développement prend néanmoins quelques uppercuts. J’ai découvert la série par le manga, en japonais. La version VF sortira chez le Lézard noir à la fin de l’été, si tout va bien. Le rythme du manga (9 tomes), est dynamique. On rit devant les mésaventures des héroïnes. On a un peu le seum, parfois. Mais on supporte leurs discours pleins de saké façon SD parc’que ça fait du bien de se plaindre. Les héroïnes du manga sont pop et salées.

Hélas ! J’ai trouvé le drama inégal, surtout au début. Il peine à être aussi mordant. Les discours du gangs de filles sont parfois indigestes.

The best of Tarareba

Je suis totalement pour les adaptations. Les copier/coller de manga en version anime ou drama, c’est bof boffino. A la réalisation du drama des Tarareba girls, on retrouve Seiichi Nagumo (ép 1, 2, 5, 8, 10), Yuma Suzuki (ép 3) et Naoko Komoko (ép 4, 7, 9). La scénariste Yuko Matsuda s’occupe de l’intégralité des épisodes.

Le casting est cool ! Yuriko Yoshitaka incarne parfaitement Rinko. Nana Eikura joue une Kaori plus mature que sa version manga. Why not ? Yuko Oshima, elle, insuffle toute sa kawaiitude à Koyuki. Celle du manga est plus terre à terre, plus cynique. Avec Yuko Oshima, Koyuki devient un crime de mignonnerie. Que de beauté !! Là encore, pourquoi pas, pourvu que la sauce prenne. Le mélange met un peu de temps à ravir les papilles mikkistes (c’est toi les papilles !). Mais on y arrive. Ces jeunes femmes sont touchantes.

Note pour le monde et moi : je n’ai pas fait ma fangirl en disant que Nana Eikura avait joué dans Proposal Daisakusen (avec Yamapi, donc) et dans Saikou no jinsei no owarikata (encore avec Yamapi, donc).

Il est où le respect ?

Je sais pas pour le respect, mais y’a deux-trois boulettes de spoil donc be careful avec tes yeux.

Parlons de Key. Le Key manga mérite de finir comme Shû de Hokuto no Ken. Il m’a saouléeeee !! Arrogant, va. Quel dommage que des hommes soient souvent utilisés, dans les shôjo, pour donner le déclic à l’héroïne. Genre, toute seule, c’est brouillard et compagnie. J’ai détesté voir Key crier sur les héroïnes du manga. Et le respect du droit d’aînesse, bordel !! J’ai trop lu de shôjo/josei, où le héros crie sur l’héroïne pour la remettre soit-disant sur les rails etc. STOP. Chères autrices, mettons nos femmes en valeur.

Kentaro Sakaguchi incarne un Key version romantique triste. Une réussite absolue ! Il est un peu plus respectueux, un peu plus doux que son homologue papier. Un peu hein. Dès le début du drama, on le sent moins cynique que le Key manga. Un glissement bienvenu, qui l’empêche de crier sur les héroïnes. Voilà un homme qui respecte ses aîné-e-s.

De plus : je ne fais pas ma fangirl en disant qu’après avoir vu les Tarareba Girls, je me suis mis le drama policier SIGNAL sous les gencives. Avec Kentaro Sakaguchi dans le rôle principal. On appelle cela le hasard.

Respectons Hayasaka san. Ce gars, c’est un futur président. Un caïd, je vous dis. Vivement l’épisode spécial, prévu au Japon pour cet été. En espérant le voir prochainement sur Viki, on chante très l’hymne des Tokyo girls, par Perfume, et on s’enjaille sur le drama. Vive les Tarareba Girls !

Captures écran © Rakuten Viki

A toi d'jouer !

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